
Du lot, l’Opel semble être subjectivement celle qui accélère le plus fort, et son échappement central annonce la couleur (et la forme : celle d’un petit bazooka), une différence subjectivement plus prononcée que les 15ch rendus sur le papier par la Megane et la Focus au turbulent hatchback Opel.

Hélas, il faut peu de temps pour déchanter : volant caricaturalement épais, levier de vitesse trop petit, assise trop élevée, intérieur claustrophobique avec une visibilité avant bouchée sur la droite par le rétroviseur intérieur, et une visibilité arrière digne d’une supercar des années 70. Ajoutez à cela une instrumentation lacunaire (pas de température d’eau, pas de température d’huile, pas de pression d’huile ou de suralimentation), aux graphismes peu clairs et difficilement lisibles. Point positif: les sièges sont ceux qui offrent le meilleur maintien latéral.


Sur un col de montagne, l’Astra est la seule avec laquelle on a de la peine à se sentir suffisamment à l’aise pour attaquer un peu. La monte pneumatique d’hiver n’y était certes pas étrangère, mais le plus gros problème reste la difficulté à maîtriser les accélérations de l’Astra. Quelle que soit la façon dont vous vous y prenez, votre pied droit déclenche invariablement une arrivée brutale du couple, avec des renvois très marqués dans une direction au demeurant insuffisamment précise et peu informative. Le tout rend très circonspect quant au choix de l’endroit où vous allez lâcher la cavallerie conséquente du 2 litres Opel.

Sans doute la plus brutale et la plus efficace en ligne droite, cette Opel n’incite pas à faire jeu égal avec les collègues dans les virolets. Quant au son, il est sans doute plus agréable si vous vous trouvez dans son sillage qu’à l’intérieur – le whooosh du turbo est très présent. Une vraie brute, cette Astra, mais plus à l’aise dans les grands espaces que sur parcours sinueux.
