Essai Corvette Grand Sport: affûtée
Dès les premiers kilomètres d’autoroute, un mélange de bruit de roulement et de bruissement d’air sur le pare-brise envahit l’habitacle. Les sièges Sport Competition offrent un bon maintien, mais les rembourrages du placet me scient rapidement les cuisses. La Grand Sport va peut-être se révéler comme une bonne sportive, mais ses aptitudes de GT voyageuse me laissent dubitatifs.
L’ambiance visuelle est par ailleurs plaisante. La finition alterne un cuir “nappa” d’apparence bon marché avec de la microfibre suédée (un substitut d’Alcantara) appliquée sur le volant, le levier de commande de boîte, les montants de pare-brise et les sièges, et des applications en carbone mat sur la planche de bord. Les surpiqûres rouges sont également à porter à l’actif de la Grand Sport. L’équipement est complet, avec un affichage tête haute configurable, les fonctions attendues dans le système multimédia. L’affichage central change de graphisme selon le mode de conduite choisi (Eco, Touring, Sport ou Track), mais avec une lenteur exaspérante.
Sous l’arête centrale du capot, le V8 LT1 cube 6162 cm3. Un ballet de 8 gros pistons de 103.25 mm qui font leur va-et-vient sur une course de 92 mm, nourris par une injection directe. Bien qu’entièrement nouveau pour la Corvette C7, le LT1 reste fidèle à des traditions sexagénaires: une entraxe de 4.4 pouces entre cylindres, un arbre à cames central et une distribution par culbuteurs qui actionnent deux grosses soupapes par cylindre. Pourquoi s’entêter ?