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Comparatif Hot Hatches 2006 - Page 4

Lundi soir, une Golf GTI cinquième génération rouge pivoine m'attend devant le garage Olympic de Sion. La GTI est disponible en option avec une boîte robotisée DSG à double-embrayage (une bagatelle à près de 2600 CHF), mais notre exemplaire d’essai est doté d’une boîte manuelle conventionelle, comme ses trois camarades. Les amateurs de roues noires seront servis: des jantes acier de 16 pouces du plus bel effet ornent la bête. La GTI vient de série avec des jantes de 17 (18 en option), mais la configuration 'hiver' proposée n'est pas des plus sexy ... Faudra faire avec, notre photographe va nous faire une grosse déprime.

La prise en main est très facile. Un intérieur sobre et fonctionnement très intuitif, un peu trop conventionnel et passé de mode pour certains, avec un habillage des sièges en tissus qui ne fait pas l’unanimité (le cuir en option est à 2470 CHF).

Appréciez la graduation du tachymètre jusqu'à 300 km/h. Utile.

Le lendemain matin, très (trop) tôt: rencontre des quatre protagonistes pour une journée de test. La GTI n'est pas ma préférée visuellement, mais elle n'est pas aidée par les jantes acier.

Tout au long de l’essai, la Golf est apparue comme la plus neutre: pas de grosse surprise, pas de gros point enthousiasmant, pas de gros défaut, si ce n’est peut-être une direction un peu trop légère et filtrant trop les sensations. La GTI est de ce point de vue aux antipodes de ses camarades de classe : tout se passe comme si l’on avait réussi à supprimer les effets de couple, tout en gommant du même coup le flux d’information qui remonte le long de la colonne de direction. Dommage, car cela rend l’expérience encore plus ‘clinique’ pour une voiture qui est efficace mais peu démonstrative. Le châssis est également un bon compromis: sportif sans être trop dur. Optimal pour une utilisation quotidienne avec quelques excursions sportives à l'occasion.

Les sièges standards - des baquets sont disponibles en option - sont fermes et offrent un bon maintien. La position de conduite est optimale, même pour des gens ayant bien mangé leur soupe dans leur enfance. Etonnament, je case aussi mon mètre 89 sans trop de problème à l'arrière. Fidèle à la réputation de la marque, l’intérieur est un ton au-dessus en terme de qualité de réalisation, mais aussi plus sobre et moins sportif.

Le plaisir de la conduite sportive est un peu gâché par la monte pneumatique du jour (on le saura, hein?), donc la comparaison avec la compétition n'est pas exactement fair-play. Une fois encore, pas de grande surprise: la GTI ne prend pas en traître. Le moteur et le châssis travaillent bien ensemble, la puissance est adaptée, le tout homogène. Le moteur semble à la hauteur de la tâche, grimpe aisément dans les tours. Réussi dans l’absolu, le déficit en couple et puissance devient sensible en comparaison relative : avis aux amateurs de sorties sur circuit, suivre les potes roulant en Focus ou Megane ne sera pas une sinécure.

A la fin de la journée, grosse surprise: la consommation ! La GTI s’est contentée d’un maigre 9.2 l/100km, un appétit d’oiseau en comparaison des autres, toutes cantonnées autour de 13 à 14 l/100km. Vu le rythme adopté, le résultat est bluffant ! De quoi redouter une erreur de mesure, l’ordinateur de bord n’offrant aucun secours pour cause de tripatouillages intempestifs.  

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