lorieux hasards du calendrier : c'est forcément le jour où
vous avez une journée chargée que tout se ligue contre vous et prend du retard.
Lundi matin, je passe donc à 7h30 (ce qui pour moi correspond à peu de choses
près au milieu de la nuit) à l’agence principale prendre réception de cette
fameuse Cupra tant attendue, comme convenu il y a déjà fort longtemps avec la
très sympathique attachée de presse de Seat Suisse. Je vous passe les détails,
mais il m'aura fallu trois allers et retours pour obtenir les clefs de la
voiture, ce sans avoir eu la possibilité de parler à un représentant de la
force de vente. Leçon retenue: l'avenir n'appartient décidément pas aux gens
qui se lèvent tôt, mais à ceux qui prennent leur contrat sous le bras.
Un chouïa de mauvaise humeur, je le reconnais humblement, je laisse reposer la bête dans le garage avant de l'aborder sous un meilleur jour. Sage précaution car en l'absence d'explications, l'ouverture des portes restera longtemps un mystère à mes yeux. En effet, les portes autres que celle du conducteur, ainsi que le coffre restent obstinément fermées. J'ai beau appuyer sur le bouton de la télécommande, rien ne se passe. Enfin si, les vitres se baissent (comportement auquel je suis habitué sur ma M3 E46, mais je n'ai pas la problématique des portes arrière, forcément). Du coup, je peux forcer ma propre voiture et ouvrir les portes en passant le bras par la fenêtre. Je vous déconseille de faire ça à proximité d'un commissariat, on ne sait jamais.

Renseignements pris auprès d'un collègue VAGiste, il suffit de "double cliquer" sur le bouton, et là, miracle des cas d'utilisations sorties de l'imagination débordante d'un ergonome en mal de reconnaissance, les portes arrière s'ouvrent ! Tout à mon bonheur, je suppose qu'il faut appliquer la même recette pour l'ouverture du coffre ? Grossière erreur ! C'est un clic prolongé qu'il faut effectuer dans ce cas. Je n'ai toujours pas compris l'utilité du système, mais au moins je ne passe plus pour un débile ou un voleur. C'est déjà ça.
Pour le reste, je suis vraiment conquis par les lignes. Le bouclier avant est agressif, tout en restant fluide dans les lignes. Les anti-brouillards sont bien intégrés, le dessin des feux est parfaitement intégré. Toute la voiture semble dessinée d'un seul trait, preuve d'une belle maîtrise du designer principal, Walter de'Silva , qui nous a aussi par le passé gratifié des populaires et néanmoins splendides Alfa 147, 156 et plus récemment de l’élégante Audi A5. On retrouve d'ailleurs certains traits caractéristiques du monsieur, comme les poignées de portes arrières subtilement dissimulées dans le reste de la carrosserie, ici dans les montants de portes. Cette pureté des lignes se retrouve jusque dans les essuis-glaces, qui se nichent dans les montants du pare-brise une fois leur ballet terminé.
Les jantes spécifiques sont plutôt réussies, un peu tuning au goût de certains, mais elles vont très bien avec la ligne agressive de la voiture et sont résolument ancrées dans leur temps. Un bémol peut être pour les citadins, leur design bombé risque rapidement de poser problème en cas de rencontre inopinée avec un trottoir trop avenant. Par contre, bonne nouvelle pour les maniaques, les gros rouleurs et les sportifs, la couleur canon de fusil, en plus d'être esthétiquement plaisante, devrait dispenser de les laver tous les jours.
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