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Essai Opel Corsa OPC: Opel Corsée

st-ce une sorte de réaction allergique à la culpabilisation automobile ambiante ? Peut-être. Toujours est-il que la génération GTI semble reprendre du poil de la bête et les petites sportives reviennent en force. Dans un marché quasi saturé par l'offre (Mini Cooper S, Seat Ibiza Cupra, Renault Clio RS ou Peugeot 207 RC pour ne citer que les plus farouches représentantes), il devient difficile de faire sa place, et il vaut mieux avoir un bon jeu en main si on espère rafler la mise.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que les stylistes d'Adam Opel Gmbh n'y sont pas allés avec le dos de la cuillère avec la version sportive de sa nouvelle Corsa. A moins d'être presbyte, myope, astigmate et fatigué, difficile de ne pas remarquer la nouvelle OPC, encore moins de la confondre avec ses petites cadettes (avouez qu'elle était facile). Tout ou presque sur la carrosserie a reçu l'attention des designers de l'Opel Performance Center : le châssis est rabaissé de 15 mm, les jantes 17 pouces sont de série, avec des 18" en option, les traditionnels béquet de toit, boucliers et jupes latérales spécifiques sont bien évidement au programme.

Pour ce qui est du design, l'avantage, quand on arrive le dernier, c'est qu'on peut faire son marché chez les autres et reprendre à son compte les idées qui plaisent. La sortie d'échappement centrale triangulaire : mélange de Civic Type R pour la forme et de Mini pour l'emplacement. Le diffuseur de la Clio RS, les ouïes d'aérations (à moitié factices, elles sont bien creuses dehors, mais pleines dedans). On notera tout de même la forme particulièrement réussie des rétroviseurs (inspirée de la Carrera GT ? ) ainsi que les étriers bleus, couleur officielle du département.

Si la discrétion est votre but, passez votre chemin. La Corsa en veut et elle n'a aucun complexe à le montrer, même dans sa présente livrée grise, un peu banale... En revanche, si vous cherchez une voiture qui a de l'allure sans passer par la case accessoire, la Corsa est certainement faite pour vous.

Intérieur

La première chose qui frappe dans l'intérieur de cette Corsa, c'est immanquablement la présence des deux sièges baquet qui semblent remplir toute la voiture. Non content d'être superbes à l'oeil, ils offrent un compromis quasi idéal entre confort et maintien et accepteront sans sourciller de vous emmener dans le Sud comme d'aller tâter du circuit. Autre source de satisfaction, tous les gabarits semblent à l'aise et Laurel comme Hardy y trouveront chacun leur compte. Si les passagers arrières n'ont évidemment pas le droit aux Recaro, il n'en demeure pas moins qu'ils bénéficient de pas mal de place, et l'accès reste relativement aisé vu le gabarit de la voiture.

Le volant est très agréable à prendre en main en statique, mais certains lui reprocheront le manque d'homogénéité dans la forme lors des manoeuvres. Néanmoins, sa jante inférieure aplatie et sa bague supérieure donne une belle personnalité à l'habitacle et complémentent très bien les Recaro.

Par contre, il a bien fallu faire quelques concessions pour tenir le budget des 30'000 CHF, et certains détails sont vraiment cocasses. Notre exemplaire souffrait  d'un soufflet de levier de vitesse qui ne tenait pas en place plus de 2 changements de rapports. Il semble que ce soit un problème isolé et réparé depuis, mais cela nous a tout de même bien amusé. Autre défaut, de conception celui ci, les trappes dans les côtés du coffre ne sont pas articulées et vont resteront dans les mains à chaque ouverture. Cela reste du détail, bien entendu, au même titre que le graphismes de l'instrumentation, coloré mais pas forcément très lisible, et ces petits défauts sont largement compensés par l'ambiance générale et l’agrément de la vie à bord.

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