
La boite automatique à 8 vitesses fonctionne parfaitement, avec des changements à peine perceptibles. Je ne suis pas certain de l’avantage d’avoir autant de rapports, si ce n’est une baisse du régime à vitesse stabilisée sur autoroute, car en 8 ème à 120 km/h on n’est pas ébouriffé par la reprise. Elle dispose naturellement d’un mode manuel avec palettes derrière le volant. Dans ce mode les changements sont rapides et doux, sauf en conduite tranquille où j’ai noté quelques fois des passages brusques de 2ème en 3ème. Malgré le nombre de rapports, je ne les ai pas trouvés particulièrement courts. Donc il est possible de rouler vire sans constamment en changer, sur le couple du moteur.


Le roulis est mieux maitrisé que le tangage, et incite à rentrer fort dans les courbes. L’inertie tout de même conséquente ne la rend pas très incisive, mais force est de constater qu’elle passe très bien d’un appui sur l’autre. Dès le point de corde, le niveau d’adhérence sur route sèche est tel, qu’il permet d’accélérer très fort dès le point de corde, le train arrière semble approcher ses limites, mais l’ESP ne s’enclenche que rarement, seulement en étant très optimiste en sortie de virage serré.
Cette Lexus IS-F est incontestablement une bonne voiture, elle offre des performances de premier plan, un comportement typé propulsion et un remarquable niveau de confort. Ses concurrentes européennes, BMW M3 Audi RS4 ou Mercedes C 63 AMG auraient tord de la regarder de haut. Je trouve cette voiture un peu plus typée confort qu’une RS4 par exemple, moins avare en sensations. A un niveau de prix tout de même élevé, mais similaire à ses concurrentes, cette Lexus aura tout de même de la peine à s’imposer en Europe où les allemandes sont encore maitresses de leur segment.

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