Réveil matinal, ciel maussade, pas trop motivant pour
une première visite du monument, surtout en plein juillet. Petit
déj’ puis un petit bout de route digestif avant de rejoindre le
Nürburg. Le circuit de F1 est occupé par une rencontre de
véhicules anciens alors que sur la Nordschleife, les pilotes d’essai
ont déjà entamé leur turbin. Passage inutile par le
parking de la Grüne Hölle, désert, puis autre passage tout
aussi inutile au complexe commercial du circuit de F1 pour découvrir qu’il
faudra patienter jusqu’à 10 heures pour pouvoir acheter une carte détaillée
et 2 misérables autocollants. Je me lance donc au pif le long de la 258
avant de bifurquer sur la 412 pour tomber sur les premiers photographes
amateurs (certains familiers, le monde est petit) qui observent les voitures débouler de Pflanzgarten. Plus loin,
à Bruennchen, la Maranello s’offre une timide séance d’offroad
pour rejoindre cette vaste aire publique, le spot de photo le plus classique
autour du Ring.

Un camping car et une tente de camping sont installés
là, à quelques mètres du grillage de la piste et ce ne
sont pas les seuls vacanciers que je croiserai, attirés par la magie
des lieux. Sur la piste, on ne chaume pas, les voitures défilent
à un rythme impressionnant, à la limite dans tous les virages,
tour après tour, poussant à leur maximum des autos dont la
vocation première n’est pas nécessairement ce genre d’exercice.


Chaque voiture suscite ses interrogations spécifiques: la Gallardo semble standard, mais les photos montreront plus tard que les ouïes de refroidissement agrandies sont probablement celles de la future version SV, des coupés Mercedes CL font un beau bruit de V8 atmo, peut-être le futur 6.3 litres remplaçant les moteurs à compresseur.


Une mule probable de la future Gallardo SV. La Gallardo tournait également la veille au soir.
Les Jaguar (remplaçantes des cabriolets et coupés XK) sont plus camouflées alors que la 997 GT3 ne prend plus la peine de se déguiser.


Direction Breidscheid, un petit village encaissé dans
un vallon, traversé en son centre par le pont d’Exmühle.
Difficile de se parquer, la 550 se case tant bien que mal en bord de route,
sous le pont. Quelques mètres plus haut, les voitures achèvent
leur descente depuis Metzgesfeld, la plupart précédés par
le bruit de leurs pneus martyrisés, avant de piler pour le passage du
pont et ré accélérer à fond pour entamer la
remontée. Un peu plus loin, caché dans la forêt, se trouve
le virage de Bergwerk après lequel Lauda failli se tuer et fut gravement
brûlé. Ici encore, la 997 GT3 impressionne au freinage, et le
hurlement du flat 6 dans la montée qui suit est saisissant. Et toujours,
quelques touristes sont là pour observer, en ce Vendredi gris et froid.
C’est peut-être ici que l’étroitesse et la pente surprend le plus, la sortie du pont est un véritable mur. Presque irréel, surtout quand on sait qu’on va se retrouver au pied de ce mur dans quelques heures.
Les protos défilent toujours au même rythme, la palme du camouflage revenant à ce proto entièrement
recouvert d’une seconde peau, peut-être la nouvelle classe C
Mercedes.

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