Pourtant, la Continenal GTC est une demi-déception. Souverain dans ses accélérations et l’ambiance à son bord, le cabriolet apparaît malgré tout sous un jour plus perfectible, loin de l’imperturbable et rassurante robustesse du coupé. La direction, peu communicative de la bataille de titans se jouant sous les pneus avant, retransmet les symptômes de la perte de rigidité de la caisse. Cassures, bosses ou irrégularités, elles sont perceptibles et viennent troubler la pureté de l’expérience. Le cuir si soyeux du volant transmet désormais des sensations parasites, indésirables, déplacées.


A l’affût, d’autres traits étonnent. La boîte automatique 6 vitesses tout d’abord, au kickdown trop empressé. Pourquoi rétrograder si précipitamment alors que le souffle des turbos suffit à extraire l’auto de toutes les situations ? Pourquoi dois-je passer en mode manuel et forcer de la palette droite le passage des rapports élevés pour profiter de ce mur de couple, du grondement sourd de ces bronches formidables ? Pourquoi mon oreille est-elle attirée par le murmure du trafic autoroutier environnant et cherche en vain une fenêtre entreouverte ? La muraille se fissure, la prestation se fait plus vulnérable.