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Maserati 3200 GTA (2)

Fondée peu après Ferrari par une famille bolognaise éponyme, l’histoire de Maserati est presque aussi tumultueuse que celle d’Aston-Martin : les frères Maserati, la famille Orsi (1937), Citroën (1968), de Tomaso (1975), le groupe Fiat (1993), Ferrari (1999) puis re-groupe Fiat (2005). Le rapport avec cet article ?

Aucun, c’était juste pour être pédant. Contentons-nous de relever que la prise de contrôle éphémère par Ferrari a coïncidé plus ou moins avec le lancement de la 3200 GT, dont la cousine à boîte automatique nous occupe en ce dimanche de Novembre.

Contact, et c’est déjà Noël : du vert, du rouge, du jaune, ça clignote, ça s’éteint puis ça se rallume. Manque plus que le PCCB (Petits Chanteurs à la Croix de Bois) dont on pourrait facilement caser un septet à l’arrière. Tour de clé et brouf, le petit V8 s’ébroue dans un bruit réjouissant. Pas de malaise pour les manœuvres, le convertisseur de couple de la GTA déplace la voiture prestement, presque trop. On chauffe consciencieusement la mécanique sur les premiers kilomètres, la boîte 4 se fait oublier, le moteur coupleux aussi. L’intérieur est affaire de goût, j’ai de la peine à m’enthousiasmer pour le design, encore plus pour le coloris, mais la qualité de réalisation et l’ergonomie sont corrects. La direction est un peu molle autour du point central, mais semble se raffermir en mode ‘Sport’.

A l’approche des premiers virages, la 3200 GTA fait preuve d’une belle homogénéité, loin du comportement un peu artificiel de la 4200 Gransport et le moteur est bien rempli, poussant fort dès les bas régimes jusqu’à l’approche de la zone rouge, dans le bruit caractéristique de succion d’air des mécaniques turbocompressées. Certes, la boîte automatique ne prédispose guère à un style outrageusement agressif, les rapports sont longs et les passages de rapport dans la moyenne des boîtes à convertisseur de couple: un peu laborieux à l’approche de la zone rouge. Pas de méprise pourtant, ça pousse fort et longtemps, les reprises sont charnues, et pour peu qu’on adopte un style pas trop saignant, la boîte se fait oublier. Un compromis, mais pensez aux embouteillages et aux parcours urbains.

Certaines sources – invérifiables – parlent d’une proportion de 40 à 50% de GTA dans la production mondiale de 3200 GT. Rien d’étonnant à cela, la configuration colle bien à la définition de la voiture : une GT confortable, habitable (les places arrières sont plus qu’utilisables) et une touche d’exotisme. Dans la catégorie, la valeur sûre reste la Porsche 996, mais les places arrière sont symboliques. Avec un  budget de 60'000 CHF pour 50000km, le grand tourisme à l’italienne est à votre portée. Si vous tombez sur une GTA dans votre quête, prenez le temps d’aller faire un tour avec.

L'exemplaire Grigio Touring illustré ici est à vendre au Speedy Garage, Lausanne. Avril 2000, 31'500km, avec en option:

Prix de neuf: 153'930 CHF. Prix de vente: 85'500 CHF

 

Caractéristiques techniques:

Moteur : V8 à 90degrés, biturbo, 3217 cm3

Puissance : 370 ch à 6250 t/min

Couple : 442 Nm de 2700 à 5500 t/min

Accération 0-100 km/h : 5.7s

Vitesse de pointe : 270 km/h

Poids : 1620kg

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