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Re: AI
Message par ze_shark » 13 sept. 2026 02:17
Et plus d'IPO pour OpenAI en 2026.
OpenAI IPO will not happen in 2026 amid AI safety fears, Altman says - https://www.reuters.com/legal/litigatio ... hreads.net
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Re: AI
Message par _nicolas » 13 sept. 2026 05:34
ze_shark a écrit : ↑13 sept. 2026 02:17Et plus d'IPO pour OpenAI en 2026.
OpenAI IPO will not happen in 2026 amid AI safety fears, Altman says - https://www.reuters.com/legal/litigatio ... hreads.net
Quel gag ! Et Altman continue avec ses salades…
Nicolas
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Re: AI
Message par Corsugone » 14 sept. 2026 12:51
Les Echos
Voitures autonomes : la course de F1 sans pilote qui veut révolutionner la conduite grâce à l'IA
La troisième édition de l'A2RL, une course de voitures entièrement pilotées par des intelligences artificielles, vient de se tenir en Italie. Une compétition intense, qui sert de laboratoire grandeur nature pour la conduite autonome de demain.
Le vrombissement des machines est assez fort pour recouvrir les conversations, et le sol tremble à proximité de la piste. Les cinq voitures attendent le départ de la course en faisant hurler leur moteur dans une atmosphère étouffante. La piste d'Imola, près de Bologne en Italie, s'étend devant leurs roues en miroitant dans la chaleur. Dans les tribunes, près de 5.000 personnes attendent le début de la course en agitant des pancartes soutenant leur écurie préférée. Ici, pas de Red Bull ou de Ferrari, mais des équipes en majorité composées de chercheurs d'universités allemandes, italiennes ou émiraties.
Les stars ne sont pas les pilotes, mais des intelligences artificielles. A la place du conducteur s'entassent dans l'étroit cockpit près de 90 kg de capteurs et d'ordinateurs, qui vont prendre les commandes des véhicules pendant l'intégralité de la course. Aucune intervention humaine n'est autorisée une fois le départ donné : les IA développées par les équipes seront les seules à prendre les décisions. Lorsque le départ est donné, les voitures s'élancent vers les premières chicanes, à près de 200 km/h, sans personne au volant.
La ruée vers les voitures autonomes
« Ce que vous allez voir aujourd'hui va redéfinir la façon dont la mobilité va évoluer », explique avec fierté Stéphane Timpano. Le Franco-Italien est le PDG d'Aspire, une émanation directe de l'ATRC, l'organisation gouvernementale chargée de piloter la R&D de l'émirat d'Abu Dhabi.
A ce titre, il est l'un des maîtres d'oeuvre de l'A2RL, l'Abu Dhabi Autonomous Racing League, l'organisme derrière la course qui s'est tenue le 5 septembre sur le circuit mythique d'Imola. Aspire ne souhaite pas remplacer la Formule 1 traditionnelle. L'objectif est aussi simple qu'immensément ambitieux : repousser les capacités de l'IA, et réutiliser tous les enseignements tirés des courses de F1 autonomes dans les voitures de demain.
Les voitures autonomes ne sont plus un lointain rêve de science-fiction : les véhicules de Waymo, une filiale de Google, arpentent les rues de 14 villes américaines depuis 2024 grâce à un partenariat avec Uber. En Chine, Apollo Go (lancé par Baidu), Pony.ai et WeRide exploitent des milliers de véhicules dans les plus grandes villes du pays.
L'Europe aussi est concernée : Baidu, en partenariat avec Lyft, a commencé les tests cet étéà Londres, et Waymo a annoncé arriver à Munich en 2027. D'après le BCG, jusqu'à 3 millions de taxis autonomes pourraient être sur les routes d'ici à 2035, et représenter près de 85 % des trajets dans certaines villes.
Un marché dopé par l'IA
Les signaux sont verts pour toute l'industrie : des prototypes de camions autonomes ont été présentés en Angleterre, et des millions de voitures personnelles sont d'ores et déjà équipées d'ADAS, l'aide avancée à la conduite, qui incorpore des systèmes automatiques.
Elon Musk promet l'arrivée de voitures grand public100 % autonomes sur les routes depuis des années. Au total, le secteur des véhicules se passant d'interventions humaines est estimé à 104 milliards de dollars en 2026 par Grand View Research, et pourrait peser 378 milliards en 2033.
L'arrivée de l'IA joue un rôle essentieldans l'essor de la conduite autonome. Elle permet aux voitures de mieux appréhender leur environnement grâce aux informations remontées par leurs capteurs, et de le faire de manière plus rapide. Un secteur dans lequel les Emirats arabes unis affichent de plus en plus leur ambition, avec des projets de recherche et d'investissement comme Stargate, et maintenant, avec l'A2RL.
Aspire, qui dépend du gouvernement d'Abu Dhabi, n'a pas rendu public son budget, mais l'organisation n'a pas lésiné sur les moyens pour les deux premières éditions de la course : en 2024 et 2025, la cagnotte pour les gagnants était de 2,25 millions de dollars. La même somme est mise en jeu cette année.
La course aux données
La technologie reste néanmoins en développement, comme l'ont rappelé certains incidents : des voitures Waymo ont grillé des feux rouges et percuté des piétons ; plusieurs enquêtes sont en cours aux Etats-Unis à la suite d'accidents mortels impliquant des Tesla roulant en mode automatique. Pour améliorer encore les algorithmes, constructeurs et chercheurs ont besoin de données en grande quantité. Alors, forcément, la course d'Imola attire bien plus que des fans de F1.
Tout le monde a les yeux fixés sur les voitures lorsqu'elles émergent du virage et bouclent leur premier tour. Coup de théâtre : l'équipe de la Technical University of Munich, gagnante des deux premières éditions de l'A2RL et grande favorite, n'a pas réussi à terminer le premier tour à cause d'un problème de frein. Impossible de continuer à rouler dans ces conditions.
Seules quatre équipes restent dans la course : Unimore, de l'université de Modène, qui a réalisé le tour de piste le plus rapide pendant les essais ; Polimove, de Polytechnique Milan, la plus consistante dans sa conduite ; Constructor, l'équipe allemande finaliste de l'édition 2025 de l'A2RL ; et Kinetiz, l'équipe d'Abu Dhabi. Le public les applaudit pendant que les voitures s'engagent l'une après l'autre dans une nouvelle chicane.
Toutes les équipes font rouler des Dallara SF23, les voitures des circuits de Super Formula japonais, modifiées pour les besoins de la course : le moteur thermique et le châssis ont été conservés, mais le volant et les pédales ont été retirés. A la place, un système de drive-by-wire, qui permet de contrôler la voiture sans gestes humains, et des dizaines de caméras, capteurs et radars ont été installés. Un ordinateur avec une puce Nvidia complète le tout.
Grâce à cet équipement, chaque voiture collecte près de 500 GB de données par tour de piste : tous les mouvements, toutes les décisions, toutes les conditions environnementales. Une véritable mine d'or, explique Chee Kiong Ong, le directeur adjoint de l'équipe Kinetiz.
Alors que leur voiture abordait un virage à haute vitesse, elle a soudain perdu de l'adhérence, et a failli partir en tête-à-queue. L'algorithme a réussi à braquer, et au lieu de partir dans le décor, la voiture s'est redressée, et est retournée sur la piste. « Ce sont les données les plus précieuses que nous avons pu récolter, c'est un savoir directement transférable aux voitures grand public », déroule-t-il.
La piste d'Imola est connue pour être l'une des plus compliquées au monde. La route étroite et sinueuse oblige les équipes à repousser leurs limites. « Les temps de réaction sont extrêmement réduits, que ce soit pour anticiper le comportement des autres véhicules ou pour maintenir sa trajectoire », pointe Alessandro Toschi, doctorant et membre de l'équipe Unimore.
Lorsqu'une anomalie est détectée, l'ordinateur peut réagir en seulement 10 millièmes de seconde. Pour les décisions plus complexes, la machine peut prendre jusqu'à 100 millièmes de seconde, alors qu'un pilote expérimenté de F1 répondra en 200 millièmes de seconde.
Il faut également anticiper les mouvements des concurrents qui cherchent à les tromper en freinant, en feintant ou en les bloquant. Les IA doivent être capables de prédire les intentions des autres véhicules sur la route. « Si le système maîtrise ces conditions extrêmes, le faire à des vitesses plus faibles est un jeu d'enfant », reprend le chercheur.
La piste d'Imola permet aussi des découvertes matérielles, explique Nicola Palarchi, le directeur de la technologie d'Aspire. « La conduite d'une voiture autonome et sa façon de solliciter les pneus n'ont rien à voir avec celles d'un pilote humain ». Un pilote se base sur son ressenti pour savoir s'il franchit la limite des pneus. Les voitures autonomes regardent les données pour être sûres de ne jamais la dépasser, et moins les abîmer. « En Super Formula, les pneus tiennent entre 150 et 200 kilomètres, et les performances baissent dès 80 kilomètres. L'année dernière, l'écurie qui a fait le meilleur temps avait des pneus qui affichaient 1.000 kilomètres au compteur », illustre Nicola Palarchi.
La technologie est-elle prête ?
De telles découvertes aiguisent l'appétit des constructeurs automobiles. Marko Bertogna, l'ingénieur principal d'Unimore, raconte ainsi travailler avec « plusieurs » marques. L'équipe a également été approchée par Alpine. « Notre objectif est d'intégrer ce type de technologie dans les véhicules de série. » La liste des applications possibles est longue : le freinage d'urgence, le dépassement autonome, le contournement d'obstacle d'urgence, ou encore le contrôle dynamique de trajectoire.
Restent quelques bémols, notamment le prix. « On parle de technologies qui ne sont pas encore transposables à une voiture à 30.000 euros », rappelle Fawzi Nashashibi, directeur de recherche à l'Inria et spécialiste de la conduite autonome. Les voitures roulant à Imola sont équipées de capteurs extrêmement performants. Une seule carte Nvidiacoûte plusieurs milliers d'euros. D'après Marko Bertogna, chaque voiture coûte près de 1,5 million d'euros.
« Il ne faut pas oublier que les courses de F1 se déroulent dans des environnements dédiés, très spécifiques », souligne le chercheur d'Unimore. Les pistes sont fermées, sans public susceptible de traverser la route, ni véhicules venant en sens inverse. « La difficulté principale, pour les voitures de F1, est dans le contrôle, que ce soit de la vitesse ou des dépassements. Pour les voitures grand public, il s'agit avant tout du raisonnement et de la compréhension des scènes. »
Au bout du 10e tour de piste, à deux tours de la fin, les jeux semblent être faits. Unimore a 1,69 seconde d'avance sur la deuxième équipe, Polimove. Soudain, à la sortie d'un virage, la voiture d'Unimore s'arrête brusquement au milieu de la piste. Lancée à pleine vitesse, Polimove s'empale dans son adversaire, incapable de réagir à temps et d'éviter le crash. Le choc de l'impact fait voler en l'air des débris.
Humain VS IA
Les données montrent que l'accident serait dû à un dysfonctionnement entre les capteurs lidar et radars, qui aurait déclenché un arrêt d'urgence. Peu importe : il motive l'équipe Unimore, qui compte bien continuer. Même son de cloche du côté de l'équipe de l'université de Munich, bons derniers de cette édition, mais prêts à retrouver leur couronne.
Stéphane Timpano sourit. Pour le prochain événement, un autre format sera à l'honneur : une course humain VS IA. « La première fois que nous l'avons fait, il y avait trois minutes et demie d'écart entre l'IA et l'humain », rembobine le directeur général d'Aspire. « La fois d'après, nous avons eu dix secondes. L'année dernière, nous étions à moins de deux secondes. D'ici un an ou deux, les humains pourraient avoir du mal à battre l'IA. »
Voitures autonomes : la course de F1 sans pilote qui veut révolutionner la conduite grâce à l'IA
La troisième édition de l'A2RL, une course de voitures entièrement pilotées par des intelligences artificielles, vient de se tenir en Italie. Une compétition intense, qui sert de laboratoire grandeur nature pour la conduite autonome de demain.
Le vrombissement des machines est assez fort pour recouvrir les conversations, et le sol tremble à proximité de la piste. Les cinq voitures attendent le départ de la course en faisant hurler leur moteur dans une atmosphère étouffante. La piste d'Imola, près de Bologne en Italie, s'étend devant leurs roues en miroitant dans la chaleur. Dans les tribunes, près de 5.000 personnes attendent le début de la course en agitant des pancartes soutenant leur écurie préférée. Ici, pas de Red Bull ou de Ferrari, mais des équipes en majorité composées de chercheurs d'universités allemandes, italiennes ou émiraties.
Les stars ne sont pas les pilotes, mais des intelligences artificielles. A la place du conducteur s'entassent dans l'étroit cockpit près de 90 kg de capteurs et d'ordinateurs, qui vont prendre les commandes des véhicules pendant l'intégralité de la course. Aucune intervention humaine n'est autorisée une fois le départ donné : les IA développées par les équipes seront les seules à prendre les décisions. Lorsque le départ est donné, les voitures s'élancent vers les premières chicanes, à près de 200 km/h, sans personne au volant.
La ruée vers les voitures autonomes
« Ce que vous allez voir aujourd'hui va redéfinir la façon dont la mobilité va évoluer », explique avec fierté Stéphane Timpano. Le Franco-Italien est le PDG d'Aspire, une émanation directe de l'ATRC, l'organisation gouvernementale chargée de piloter la R&D de l'émirat d'Abu Dhabi.
A ce titre, il est l'un des maîtres d'oeuvre de l'A2RL, l'Abu Dhabi Autonomous Racing League, l'organisme derrière la course qui s'est tenue le 5 septembre sur le circuit mythique d'Imola. Aspire ne souhaite pas remplacer la Formule 1 traditionnelle. L'objectif est aussi simple qu'immensément ambitieux : repousser les capacités de l'IA, et réutiliser tous les enseignements tirés des courses de F1 autonomes dans les voitures de demain.
Les voitures autonomes ne sont plus un lointain rêve de science-fiction : les véhicules de Waymo, une filiale de Google, arpentent les rues de 14 villes américaines depuis 2024 grâce à un partenariat avec Uber. En Chine, Apollo Go (lancé par Baidu), Pony.ai et WeRide exploitent des milliers de véhicules dans les plus grandes villes du pays.
L'Europe aussi est concernée : Baidu, en partenariat avec Lyft, a commencé les tests cet étéà Londres, et Waymo a annoncé arriver à Munich en 2027. D'après le BCG, jusqu'à 3 millions de taxis autonomes pourraient être sur les routes d'ici à 2035, et représenter près de 85 % des trajets dans certaines villes.
Un marché dopé par l'IA
Les signaux sont verts pour toute l'industrie : des prototypes de camions autonomes ont été présentés en Angleterre, et des millions de voitures personnelles sont d'ores et déjà équipées d'ADAS, l'aide avancée à la conduite, qui incorpore des systèmes automatiques.
Elon Musk promet l'arrivée de voitures grand public100 % autonomes sur les routes depuis des années. Au total, le secteur des véhicules se passant d'interventions humaines est estimé à 104 milliards de dollars en 2026 par Grand View Research, et pourrait peser 378 milliards en 2033.
L'arrivée de l'IA joue un rôle essentieldans l'essor de la conduite autonome. Elle permet aux voitures de mieux appréhender leur environnement grâce aux informations remontées par leurs capteurs, et de le faire de manière plus rapide. Un secteur dans lequel les Emirats arabes unis affichent de plus en plus leur ambition, avec des projets de recherche et d'investissement comme Stargate, et maintenant, avec l'A2RL.
Aspire, qui dépend du gouvernement d'Abu Dhabi, n'a pas rendu public son budget, mais l'organisation n'a pas lésiné sur les moyens pour les deux premières éditions de la course : en 2024 et 2025, la cagnotte pour les gagnants était de 2,25 millions de dollars. La même somme est mise en jeu cette année.
La course aux données
La technologie reste néanmoins en développement, comme l'ont rappelé certains incidents : des voitures Waymo ont grillé des feux rouges et percuté des piétons ; plusieurs enquêtes sont en cours aux Etats-Unis à la suite d'accidents mortels impliquant des Tesla roulant en mode automatique. Pour améliorer encore les algorithmes, constructeurs et chercheurs ont besoin de données en grande quantité. Alors, forcément, la course d'Imola attire bien plus que des fans de F1.
Tout le monde a les yeux fixés sur les voitures lorsqu'elles émergent du virage et bouclent leur premier tour. Coup de théâtre : l'équipe de la Technical University of Munich, gagnante des deux premières éditions de l'A2RL et grande favorite, n'a pas réussi à terminer le premier tour à cause d'un problème de frein. Impossible de continuer à rouler dans ces conditions.
Seules quatre équipes restent dans la course : Unimore, de l'université de Modène, qui a réalisé le tour de piste le plus rapide pendant les essais ; Polimove, de Polytechnique Milan, la plus consistante dans sa conduite ; Constructor, l'équipe allemande finaliste de l'édition 2025 de l'A2RL ; et Kinetiz, l'équipe d'Abu Dhabi. Le public les applaudit pendant que les voitures s'engagent l'une après l'autre dans une nouvelle chicane.
Toutes les équipes font rouler des Dallara SF23, les voitures des circuits de Super Formula japonais, modifiées pour les besoins de la course : le moteur thermique et le châssis ont été conservés, mais le volant et les pédales ont été retirés. A la place, un système de drive-by-wire, qui permet de contrôler la voiture sans gestes humains, et des dizaines de caméras, capteurs et radars ont été installés. Un ordinateur avec une puce Nvidia complète le tout.
Grâce à cet équipement, chaque voiture collecte près de 500 GB de données par tour de piste : tous les mouvements, toutes les décisions, toutes les conditions environnementales. Une véritable mine d'or, explique Chee Kiong Ong, le directeur adjoint de l'équipe Kinetiz.
Alors que leur voiture abordait un virage à haute vitesse, elle a soudain perdu de l'adhérence, et a failli partir en tête-à-queue. L'algorithme a réussi à braquer, et au lieu de partir dans le décor, la voiture s'est redressée, et est retournée sur la piste. « Ce sont les données les plus précieuses que nous avons pu récolter, c'est un savoir directement transférable aux voitures grand public », déroule-t-il.
La piste d'Imola est connue pour être l'une des plus compliquées au monde. La route étroite et sinueuse oblige les équipes à repousser leurs limites. « Les temps de réaction sont extrêmement réduits, que ce soit pour anticiper le comportement des autres véhicules ou pour maintenir sa trajectoire », pointe Alessandro Toschi, doctorant et membre de l'équipe Unimore.
Lorsqu'une anomalie est détectée, l'ordinateur peut réagir en seulement 10 millièmes de seconde. Pour les décisions plus complexes, la machine peut prendre jusqu'à 100 millièmes de seconde, alors qu'un pilote expérimenté de F1 répondra en 200 millièmes de seconde.
Il faut également anticiper les mouvements des concurrents qui cherchent à les tromper en freinant, en feintant ou en les bloquant. Les IA doivent être capables de prédire les intentions des autres véhicules sur la route. « Si le système maîtrise ces conditions extrêmes, le faire à des vitesses plus faibles est un jeu d'enfant », reprend le chercheur.
La piste d'Imola permet aussi des découvertes matérielles, explique Nicola Palarchi, le directeur de la technologie d'Aspire. « La conduite d'une voiture autonome et sa façon de solliciter les pneus n'ont rien à voir avec celles d'un pilote humain ». Un pilote se base sur son ressenti pour savoir s'il franchit la limite des pneus. Les voitures autonomes regardent les données pour être sûres de ne jamais la dépasser, et moins les abîmer. « En Super Formula, les pneus tiennent entre 150 et 200 kilomètres, et les performances baissent dès 80 kilomètres. L'année dernière, l'écurie qui a fait le meilleur temps avait des pneus qui affichaient 1.000 kilomètres au compteur », illustre Nicola Palarchi.
La technologie est-elle prête ?
De telles découvertes aiguisent l'appétit des constructeurs automobiles. Marko Bertogna, l'ingénieur principal d'Unimore, raconte ainsi travailler avec « plusieurs » marques. L'équipe a également été approchée par Alpine. « Notre objectif est d'intégrer ce type de technologie dans les véhicules de série. » La liste des applications possibles est longue : le freinage d'urgence, le dépassement autonome, le contournement d'obstacle d'urgence, ou encore le contrôle dynamique de trajectoire.
Restent quelques bémols, notamment le prix. « On parle de technologies qui ne sont pas encore transposables à une voiture à 30.000 euros », rappelle Fawzi Nashashibi, directeur de recherche à l'Inria et spécialiste de la conduite autonome. Les voitures roulant à Imola sont équipées de capteurs extrêmement performants. Une seule carte Nvidiacoûte plusieurs milliers d'euros. D'après Marko Bertogna, chaque voiture coûte près de 1,5 million d'euros.
« Il ne faut pas oublier que les courses de F1 se déroulent dans des environnements dédiés, très spécifiques », souligne le chercheur d'Unimore. Les pistes sont fermées, sans public susceptible de traverser la route, ni véhicules venant en sens inverse. « La difficulté principale, pour les voitures de F1, est dans le contrôle, que ce soit de la vitesse ou des dépassements. Pour les voitures grand public, il s'agit avant tout du raisonnement et de la compréhension des scènes. »
Au bout du 10e tour de piste, à deux tours de la fin, les jeux semblent être faits. Unimore a 1,69 seconde d'avance sur la deuxième équipe, Polimove. Soudain, à la sortie d'un virage, la voiture d'Unimore s'arrête brusquement au milieu de la piste. Lancée à pleine vitesse, Polimove s'empale dans son adversaire, incapable de réagir à temps et d'éviter le crash. Le choc de l'impact fait voler en l'air des débris.
Humain VS IA
Les données montrent que l'accident serait dû à un dysfonctionnement entre les capteurs lidar et radars, qui aurait déclenché un arrêt d'urgence. Peu importe : il motive l'équipe Unimore, qui compte bien continuer. Même son de cloche du côté de l'équipe de l'université de Munich, bons derniers de cette édition, mais prêts à retrouver leur couronne.
Stéphane Timpano sourit. Pour le prochain événement, un autre format sera à l'honneur : une course humain VS IA. « La première fois que nous l'avons fait, il y avait trois minutes et demie d'écart entre l'IA et l'humain », rembobine le directeur général d'Aspire. « La fois d'après, nous avons eu dix secondes. L'année dernière, nous étions à moins de deux secondes. D'ici un an ou deux, les humains pourraient avoir du mal à battre l'IA. »
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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Cost-adjusted EBITDA
Message par _nicolas » 15 sept. 2026 06:58
Anthropic explique qu'ils sont super rentables… si l'on exclut leurs dépenses !

Source: FT.

Source: FT.
Nicolas
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