Tout droit sortie d’une BD manga, la silhouette de la nippone transpire la testostérone. 4.65 m de long, 1.90 m de large, arrêtes saillantes, passages de roues énormes, aileron imposant, prises d’air à profusion, tuyères d’échappement surdimensionnées, ceinture de caisse montante et ligne de toit fuyante, tout est mis en œuvre pour ostensiblement affirmer une sportivité que Nissan avait jusqu’ici plus timidement mis en valeur sur ses modèles typés « sport ». L’avant présente une énorme bouche prête à avaler l’asphalte tandis que l’arrière, très haut et massif, reprend le dessin des quatre feux rappelant ses aïeules. Là où une italienne ou une anglaise aux prétentions similaires affirmerait son élégante féminité et sa distinction, la GT-R vient jouer les gros bras analphabètes, semblant ruer dans les brancards pour justifier son statut de GT. Il semblerait toutefois que cet accoutrement ait un point positif : le coefficient aérodynamique (Cx) affiche un excellent 0.27, soit seulement 0.03 de plus que la Mercedes Classe E qui détient le record en la matière pour les voitures de série.
 

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