
e couple. Parent pauvre du marketing automobile, mais grand maître de l’ombre des sensations d’accélération. Sept-cent cinquante newton-mètres, une poigne énorme qui enserre deux tonnes d’alliages et un quintal de chair humaine pour la catapulter. Une poussée ininterrompue vers des vitesses à trois chiffres dans une grande expiration d’oxygène et d’hydrocarbures. Chaque rencontre avec une Bentley Continental GT est une noce célébrant l’union voluptueuse entre le couple et le luxe. Telle une baleine bleue gobant des tonnes de krill à chaque rasade, les lignes droites sont englouties, les dépassements une distrayante formalité. Jamais à court de réserves, intarissable, souverain.
Les réserves de grip et de motricité sont également considérables. Suspensions réglées au plus dur, boîte en mode S, la cadence atteignable sur route sinueuse est surréaliste pour un tel paquebot, la prouesse éblouissante tant par la manière que le résultat. Si les sensations ne sont pas électrisantes, la rigueur suffit à préserver un intérêt certain à une conduite sportive, avec un petit bémol pour des mouvements de caisse longitudinaux plus prononcés que souhaitable.