Ventes Porsche
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Re: Ventes Porsche
Message par Corsugone » 13 mars 2026 09:42
Les Echos
Porsche veut accélérer ses réductions de coûts
Plus de télétravail ni de baskets et tee-shirt au bureau. Michael Leiters, le nouveau patron de Porsche, n'est pas là pour rigoler, selon « Manager magazin ». Et il a clairement annoncé la couleur mercredi en dévoilant ses priorités après la chute spectaculaire du résultat en 2025. « Nous allons réorganiser Porsche en profondeur afin de rendre l'entreprise plus agile, plus rapide et ses produits encore plus désirables, a annoncé l'ex-patron de McLaren et Ferrari, qui avait débuté sa carrière chez Porsche. Nous allons rationaliser notre structure de direction, supprimer les hiérarchies et réduire la bureaucratie. »
Chute du résultat de 93 %
Plus de 2.000 emplois supplémentaires pourraient disparaître dans le groupe de 42.000 salariés. Mais le nouveau patron préfère prendre son temps : en arrivant début janvier, il a accordé une amnistie de vingt jours aux cadres dirigeants. Le message : si vous rencontrez des problèmes qui ne sont pas encore connus, veuillez vous présenter immédiatement, raconte le mensuel.
Le constructeur automobile de luxe contrôlé par Volkswagen avait déjà annoncé un total de 4.000 suppressions de postes l'an dernier (en comptant le non-renouvellement de contrats à durée déterminée). Mais face à une situation financière qui continue de se tendre, la précédente direction avait entamé des discussions avec le comité d'entreprise pour réduire encore la voilure. « La rationalisation prévue jusqu'à présent ne suffit pas dans le contexte actuel et la culture d'entreprise doit également s'adapter à l'évolution de l'environnement, a insisté Michael Leiters lors d'une conférence de presse. Ce qui compte, c'est la performance dans le travail d'équipe et celle de chaque individu. »
Selon les chiffres publiés mercredi, le résultat opérationnel a chuté de 5,64 milliards d'euros à 413 millions d'euros entre 2024 et 2025. Une baisse de 93 % qui s'explique notamment par des charges exceptionnelles dues à la réorientation stratégique (2,4 milliards), à des dépenses supplémentaires liées aux batteries (700 millions) et aux droits de douane américains (700 millions). Le résultat net a fondu à 310 millions.
Mais les éléments exceptionnels n'expliquent pas tout : les ventes ont chuté de 9,5 %, à 36,27 milliards d'euros. En cause, notamment, les ventes en Chine, qui ont de nouveau baissé de 26 % l'an dernier, à 42.000 unités (sur près de 280.000 au total). C'est moins de la moitié du niveau de 2022… Et la dégringolade devrait se poursuivre en 2026, a prévenu la direction.
Si les Etats-Unis sont en croissance - au prix de droits de douane massifs -, la marque souffre également sur son marché domestique. Les ventes ont chuté de 16 % en Allemagne, à près de 30.000 véhicules.
Résultat, la marge opérationnelle du groupe de Stuttgart s'est effondrée à 1,1 %, contre 14,1 % en 2024 et un objectif à moyen terme de 17 à 19 % affiché lors de l'introduction en Bourse, en 2022. Cette marge de 1,1 %, c'est presque six fois moins que celle affichée par Renault en 2025 également. Autrement dit, quand Porsche vend une voiture de luxe pour 100.000 euros, il lui reste 1.100 euros…
Nouvelles charges en 2026
Soixante-dix jours après avoir pris la succession d'Oliver Blume, qui se concentre désormais sur la direction de la maison mère Volkswagen, Michael Leiters a présenté les premiers points de sa stratégie 2035, axée sur « des voitures de sport d'une qualité irréprochable », avec « tout type de motorisation ».Bref, de l'électrique mais aussi le bon vieux moteur à 6 ou 8 cylindres qui fait vibrer ses fans.
« Nous envisageons d'élargir notre gamme de produits afin de croître dans des segments à plus forte marge »,a annoncé Michael Leiters, qui veut encore réduire l'empreinte de concessionnaires en Chine et mettre l'accent sur les marge. « Value over volume » étant son leitmotiv. Il présentera sa stratégie à l'automne.
Mais le redressement prendra du temps. Pour cette année, le nouveau patron table sur une nouvelle baisse du chiffre d'affaires et une marge opérationnelle de 5,5 à 7,5 %. « En 2026 également, nos mesures de recalibrage auront des effets ponctuels sur les résultats à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros », a prévenu le directeur financier Jochen Breckner. Des prévisions qui ne prennent pas en compte les répercussions potentielles de la guerre en Iran, a-t-il prévenu…
Porsche veut accélérer ses réductions de coûts
Plus de télétravail ni de baskets et tee-shirt au bureau. Michael Leiters, le nouveau patron de Porsche, n'est pas là pour rigoler, selon « Manager magazin ». Et il a clairement annoncé la couleur mercredi en dévoilant ses priorités après la chute spectaculaire du résultat en 2025. « Nous allons réorganiser Porsche en profondeur afin de rendre l'entreprise plus agile, plus rapide et ses produits encore plus désirables, a annoncé l'ex-patron de McLaren et Ferrari, qui avait débuté sa carrière chez Porsche. Nous allons rationaliser notre structure de direction, supprimer les hiérarchies et réduire la bureaucratie. »
Chute du résultat de 93 %
Plus de 2.000 emplois supplémentaires pourraient disparaître dans le groupe de 42.000 salariés. Mais le nouveau patron préfère prendre son temps : en arrivant début janvier, il a accordé une amnistie de vingt jours aux cadres dirigeants. Le message : si vous rencontrez des problèmes qui ne sont pas encore connus, veuillez vous présenter immédiatement, raconte le mensuel.
Le constructeur automobile de luxe contrôlé par Volkswagen avait déjà annoncé un total de 4.000 suppressions de postes l'an dernier (en comptant le non-renouvellement de contrats à durée déterminée). Mais face à une situation financière qui continue de se tendre, la précédente direction avait entamé des discussions avec le comité d'entreprise pour réduire encore la voilure. « La rationalisation prévue jusqu'à présent ne suffit pas dans le contexte actuel et la culture d'entreprise doit également s'adapter à l'évolution de l'environnement, a insisté Michael Leiters lors d'une conférence de presse. Ce qui compte, c'est la performance dans le travail d'équipe et celle de chaque individu. »
Selon les chiffres publiés mercredi, le résultat opérationnel a chuté de 5,64 milliards d'euros à 413 millions d'euros entre 2024 et 2025. Une baisse de 93 % qui s'explique notamment par des charges exceptionnelles dues à la réorientation stratégique (2,4 milliards), à des dépenses supplémentaires liées aux batteries (700 millions) et aux droits de douane américains (700 millions). Le résultat net a fondu à 310 millions.
Mais les éléments exceptionnels n'expliquent pas tout : les ventes ont chuté de 9,5 %, à 36,27 milliards d'euros. En cause, notamment, les ventes en Chine, qui ont de nouveau baissé de 26 % l'an dernier, à 42.000 unités (sur près de 280.000 au total). C'est moins de la moitié du niveau de 2022… Et la dégringolade devrait se poursuivre en 2026, a prévenu la direction.
Si les Etats-Unis sont en croissance - au prix de droits de douane massifs -, la marque souffre également sur son marché domestique. Les ventes ont chuté de 16 % en Allemagne, à près de 30.000 véhicules.
Résultat, la marge opérationnelle du groupe de Stuttgart s'est effondrée à 1,1 %, contre 14,1 % en 2024 et un objectif à moyen terme de 17 à 19 % affiché lors de l'introduction en Bourse, en 2022. Cette marge de 1,1 %, c'est presque six fois moins que celle affichée par Renault en 2025 également. Autrement dit, quand Porsche vend une voiture de luxe pour 100.000 euros, il lui reste 1.100 euros…
Nouvelles charges en 2026
Soixante-dix jours après avoir pris la succession d'Oliver Blume, qui se concentre désormais sur la direction de la maison mère Volkswagen, Michael Leiters a présenté les premiers points de sa stratégie 2035, axée sur « des voitures de sport d'une qualité irréprochable », avec « tout type de motorisation ».Bref, de l'électrique mais aussi le bon vieux moteur à 6 ou 8 cylindres qui fait vibrer ses fans.
« Nous envisageons d'élargir notre gamme de produits afin de croître dans des segments à plus forte marge »,a annoncé Michael Leiters, qui veut encore réduire l'empreinte de concessionnaires en Chine et mettre l'accent sur les marge. « Value over volume » étant son leitmotiv. Il présentera sa stratégie à l'automne.
Mais le redressement prendra du temps. Pour cette année, le nouveau patron table sur une nouvelle baisse du chiffre d'affaires et une marge opérationnelle de 5,5 à 7,5 %. « En 2026 également, nos mesures de recalibrage auront des effets ponctuels sur les résultats à hauteur de plusieurs centaines de millions d'euros », a prévenu le directeur financier Jochen Breckner. Des prévisions qui ne prennent pas en compte les répercussions potentielles de la guerre en Iran, a-t-il prévenu…
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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Re: Ventes Porsche
Message par Corsugone » 28 avr. 2026 06:30
Les Echos
Porsche quitte l'aventure Bugatti
Porsche fait le tri dans ses actifs. Le constructeur a annoncé, vendredi, la cession de sa participation de 45 % dans Bugatti-Rimac, la coentreprise propriétaire de la marque d'ultra-luxe, tout en cédant sa part de 20,6 % dans la société croate Rimac.
Ces deux participations vont être rachetées par un consortium dirigé par HOF Capital, un fonds new-yorkais cofondé par Onsi Sawiris, le fils du milliardaire égyptien Naguib Sawiris. Ce consortium comprend également BlueFive Capital, un fonds d'Abu Dhabi, ainsi qu'un groupe d'investisseurs institutionnels américains et européens.
Le montant de la transaction n'a pas été communiqué, mais il pourrait s'élever à plus de 1 milliard d'euros, selon Bloomberg. Ce changement d'actionnaire est suivi de près à Molsheim, dans le Bas-Rhin, le siège historique de Bugatti. La marque fondée par l'Italien Ettore Bugatti y fabrique ses véhicules de luxe, dont la Tourbillon, son dernier modèle. Un véhicule de 1.800 chevaux, vendu 3,8 millions d'euros l'unité et capable d'atteindre une vitesse de 445 km/h. Avec un chiffre d'affaires de 182 millions d'euros en 2024, Bugatti-Rimac compte aujourd'hui 450 salariés, dont 150 dans son usine alsacienne.
Rationalisation
Chez Porsche, cette cession d'actifs intervient alors que le constructeur tente de sortir de l'ornière. La marge opérationnelle de la marque allemande s'est effondrée à 1,1 % l'an dernier, tandis que ses ventes tombaient à 265.000 unités, contre 312.000 l'année précédente. Doté d'un nouveau patron depuis janvier, le groupe de 42.000 salariés est en train de sérieusement revoir à la baisse ses ambitions dans l'électrique et de renforcer les investissements dans les véhicules à essence et hybrides. L'heure est à la rationalisation. Plus de 4.000 suppressions de postes ont été annoncées en 2025 et quelque 2.000 emplois supplémentaires pourraient disparaître cette année. La transaction dévoilée vendredi s'inscrit dans cette tendance. « Avec la cession de notre participation, nous recentrons Porsche sur son coeur de métier », a déclaré Michael Leiters.
Relancée voilà plus de vingt-cinq ans par l'ancien patron de VW Ferdinand Piëch, Bugatti a longtemps été le symbole de l'extravagance technique. Après avoir presque disparu, Bugatti est alors devenu la plus petite marque de Volkswagen, avec des ventes annuelles d'à peine 80 voitures. Une danseuse devenue aussi un gouffre financier.
En 2021, Volkswagen a décidé d'intégrer la marque dans une coentreprise réunissant sa propre marque de voitures de sport, Porsche, et le Croate Rimac, afin de réduire les coûts de développement. Mais à l'heure de la crise de l'automobile allemande, cela n'a manifestement pas suffi.
Porsche quitte l'aventure Bugatti
Porsche fait le tri dans ses actifs. Le constructeur a annoncé, vendredi, la cession de sa participation de 45 % dans Bugatti-Rimac, la coentreprise propriétaire de la marque d'ultra-luxe, tout en cédant sa part de 20,6 % dans la société croate Rimac.
Ces deux participations vont être rachetées par un consortium dirigé par HOF Capital, un fonds new-yorkais cofondé par Onsi Sawiris, le fils du milliardaire égyptien Naguib Sawiris. Ce consortium comprend également BlueFive Capital, un fonds d'Abu Dhabi, ainsi qu'un groupe d'investisseurs institutionnels américains et européens.
Le montant de la transaction n'a pas été communiqué, mais il pourrait s'élever à plus de 1 milliard d'euros, selon Bloomberg. Ce changement d'actionnaire est suivi de près à Molsheim, dans le Bas-Rhin, le siège historique de Bugatti. La marque fondée par l'Italien Ettore Bugatti y fabrique ses véhicules de luxe, dont la Tourbillon, son dernier modèle. Un véhicule de 1.800 chevaux, vendu 3,8 millions d'euros l'unité et capable d'atteindre une vitesse de 445 km/h. Avec un chiffre d'affaires de 182 millions d'euros en 2024, Bugatti-Rimac compte aujourd'hui 450 salariés, dont 150 dans son usine alsacienne.
Rationalisation
Chez Porsche, cette cession d'actifs intervient alors que le constructeur tente de sortir de l'ornière. La marge opérationnelle de la marque allemande s'est effondrée à 1,1 % l'an dernier, tandis que ses ventes tombaient à 265.000 unités, contre 312.000 l'année précédente. Doté d'un nouveau patron depuis janvier, le groupe de 42.000 salariés est en train de sérieusement revoir à la baisse ses ambitions dans l'électrique et de renforcer les investissements dans les véhicules à essence et hybrides. L'heure est à la rationalisation. Plus de 4.000 suppressions de postes ont été annoncées en 2025 et quelque 2.000 emplois supplémentaires pourraient disparaître cette année. La transaction dévoilée vendredi s'inscrit dans cette tendance. « Avec la cession de notre participation, nous recentrons Porsche sur son coeur de métier », a déclaré Michael Leiters.
Relancée voilà plus de vingt-cinq ans par l'ancien patron de VW Ferdinand Piëch, Bugatti a longtemps été le symbole de l'extravagance technique. Après avoir presque disparu, Bugatti est alors devenu la plus petite marque de Volkswagen, avec des ventes annuelles d'à peine 80 voitures. Une danseuse devenue aussi un gouffre financier.
En 2021, Volkswagen a décidé d'intégrer la marque dans une coentreprise réunissant sa propre marque de voitures de sport, Porsche, et le Croate Rimac, afin de réduire les coûts de développement. Mais à l'heure de la crise de l'automobile allemande, cela n'a manifestement pas suffi.
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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