Le futur proche des électriques et hybrides
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par Corsugone » 15 janv. 2026 12:48
Les Echos
Automobile : les ventes de voitures électriques s'envolent dans le monde
Plus de 20 millions de modèles électrifiés ont été vendus en 2025, soit une hausse de 20 %. Mais la croissance est loin d'être uniforme dans le monde.
Parfois à marche forcée, l'industrie automobile poursuit sa mue. Selon les chiffres du cabinet Benchmark Minerals, les ventes mondiales de véhicules électrifiés ont battu un nouveau record en 2025, dépassant les 20 millions d'unités (20,7 millions), soit une hausse de 20 %.
Cette croissance est tirée par le tout-électrique (+24 % à 13,6 millions de véhicules), mais les hybrides rechargeables progressent également de 13 % à 7 millions d'exemplaires écoulés. La dynamique est toutefois différente selon les régions du monde.
L'Europe fait figure de bonne élève. Avec 4,3 millions de véhicules électrifiés, le Vieux Continent a vu ses ventes bondir d'un tiers. Les immatriculations de modèles 100 % électriques ont atteint 2,9 millions et poursuivi leur montée en puissance : c'est 700.000 de plus qu'en 2024, et 2,2 millions de plus qu'en 2020. Les objectifs imposés aux constructeurs par l'UE - même si ces derniers sont en passe d'être assouplis - et les incitations à l'achat par les Etats membres ont en grande partie nourri cette croissance.
Le marché stagne aux Etats-Unis et s'écroule au Canada
Outre-Atlantique, on observe la tendance inverse. Sur le marché nord-américain, l'électrification a connu un net coup de frein.
Si les hybrides rechargeables ont légèrement progressé (+5 %), il ne s'en est vendu que 400.000 unités. Les véhicules 100 % électriques ont, eux, accusé une baisse de 6 %, à 1,4 million. Au Canada, les ventes se sont écroulées de 41 %, après l'arrêt des subventions à l'achat intervenu en début d'année dernière.
Aux Etats-Unis, la suppression des contraintes réglementaires favorisant ce type de motorisation, et la fin des aides fiscales en faveur de l'électrique, le 30 septembre dernier, ont produit leurs effets. Résultat : la croissance des véhicules 100 % électriques - dont les ventes ont bondi au troisième trimestre avant de chuter en fin d'année - a péniblement atteint 1 %.
La Chine penche pour le 100 % électrique
En Chine, le plus gros marché au monde pour les véhicules électriques, la croissance s'est poursuivie (+17 %) avec 12,9 millions de véhicules électrifiés vendus en 2025. Avec un virage clair vers le tout-électrique, dont les ventes ont augmenté de 26 %, à 8 millions d'unités.
Mais le dernier trimestre laisse présager un ralentissement, alors que le gouvernement chinois réduit progressivement ses aides à l'achat. La concurrence féroce à laquelle se livrent les constructeurs locaux les pousse en outre à exporter de plus en plus de voitures.
Les marques chinoises « ont été un moteur essentiel de la croissance du marché des véhicules électriques dans le reste du monde, l'Amérique du Sud, l'Asie du Sud-Est et l'Asie centrale figurant parmi les principaux bénéficiaires », relève ainsi Benchmark Minerals. Cette croissance a atteint 48 % en 2025.
2026, le grand flou
Pour l'année en cours, le cabinet imagine un scénario encore plus contrasté d'un point de vue géographique. En Europe, sous l'effet des contraintes réglementaires et des dispositifs de soutien nationaux, les ventes de véhicules électriques devraient progresser de 14 %, anticipe-t-il. A l'inverse, elles pourraient plonger aux Etats-Unis, de l'ordre de 29 %, au profit des véhicules à moteur thermique.
Enfin, les projections en Chine apparaissent plus incertaines, alors qu'une taxe sera pour la première fois appliquée aux véhicules électriques. « Par ailleurs, le nouveau système de prime à la reprise sera proportionnel au prix du véhicule, contrairement à la prime forfaitaire appliquée en 2025 qui favorisait les petits véhicules. De ce fait, le niveau moyen des subventions pour les véhicules électriques sera inférieur en 2026 à celui de 2025 », note Benchmark Minerals.
Automobile : les ventes de voitures électriques s'envolent dans le monde
Plus de 20 millions de modèles électrifiés ont été vendus en 2025, soit une hausse de 20 %. Mais la croissance est loin d'être uniforme dans le monde.
Parfois à marche forcée, l'industrie automobile poursuit sa mue. Selon les chiffres du cabinet Benchmark Minerals, les ventes mondiales de véhicules électrifiés ont battu un nouveau record en 2025, dépassant les 20 millions d'unités (20,7 millions), soit une hausse de 20 %.
Cette croissance est tirée par le tout-électrique (+24 % à 13,6 millions de véhicules), mais les hybrides rechargeables progressent également de 13 % à 7 millions d'exemplaires écoulés. La dynamique est toutefois différente selon les régions du monde.
L'Europe fait figure de bonne élève. Avec 4,3 millions de véhicules électrifiés, le Vieux Continent a vu ses ventes bondir d'un tiers. Les immatriculations de modèles 100 % électriques ont atteint 2,9 millions et poursuivi leur montée en puissance : c'est 700.000 de plus qu'en 2024, et 2,2 millions de plus qu'en 2020. Les objectifs imposés aux constructeurs par l'UE - même si ces derniers sont en passe d'être assouplis - et les incitations à l'achat par les Etats membres ont en grande partie nourri cette croissance.
Le marché stagne aux Etats-Unis et s'écroule au Canada
Outre-Atlantique, on observe la tendance inverse. Sur le marché nord-américain, l'électrification a connu un net coup de frein.
Si les hybrides rechargeables ont légèrement progressé (+5 %), il ne s'en est vendu que 400.000 unités. Les véhicules 100 % électriques ont, eux, accusé une baisse de 6 %, à 1,4 million. Au Canada, les ventes se sont écroulées de 41 %, après l'arrêt des subventions à l'achat intervenu en début d'année dernière.
Aux Etats-Unis, la suppression des contraintes réglementaires favorisant ce type de motorisation, et la fin des aides fiscales en faveur de l'électrique, le 30 septembre dernier, ont produit leurs effets. Résultat : la croissance des véhicules 100 % électriques - dont les ventes ont bondi au troisième trimestre avant de chuter en fin d'année - a péniblement atteint 1 %.
La Chine penche pour le 100 % électrique
En Chine, le plus gros marché au monde pour les véhicules électriques, la croissance s'est poursuivie (+17 %) avec 12,9 millions de véhicules électrifiés vendus en 2025. Avec un virage clair vers le tout-électrique, dont les ventes ont augmenté de 26 %, à 8 millions d'unités.
Mais le dernier trimestre laisse présager un ralentissement, alors que le gouvernement chinois réduit progressivement ses aides à l'achat. La concurrence féroce à laquelle se livrent les constructeurs locaux les pousse en outre à exporter de plus en plus de voitures.
Les marques chinoises « ont été un moteur essentiel de la croissance du marché des véhicules électriques dans le reste du monde, l'Amérique du Sud, l'Asie du Sud-Est et l'Asie centrale figurant parmi les principaux bénéficiaires », relève ainsi Benchmark Minerals. Cette croissance a atteint 48 % en 2025.
2026, le grand flou
Pour l'année en cours, le cabinet imagine un scénario encore plus contrasté d'un point de vue géographique. En Europe, sous l'effet des contraintes réglementaires et des dispositifs de soutien nationaux, les ventes de véhicules électriques devraient progresser de 14 %, anticipe-t-il. A l'inverse, elles pourraient plonger aux Etats-Unis, de l'ordre de 29 %, au profit des véhicules à moteur thermique.
Enfin, les projections en Chine apparaissent plus incertaines, alors qu'une taxe sera pour la première fois appliquée aux véhicules électriques. « Par ailleurs, le nouveau système de prime à la reprise sera proportionnel au prix du véhicule, contrairement à la prime forfaitaire appliquée en 2025 qui favorisait les petits véhicules. De ce fait, le niveau moyen des subventions pour les véhicules électriques sera inférieur en 2026 à celui de 2025 », note Benchmark Minerals.
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par Corsugone » 21 janv. 2026 07:14
Les Echos
« Il n'y a pas de demande naturelle pour les véhicules électriques »
EMANUELE CAPPELLANO
Directeur Europe de Stellantis
Quelle est votre position sur la mise en place d'un taux minimum de contenu européen ?
Je pense que le contenu local est une bonne chose sur le principe, car cela permet de stimuler la croissance de l'industrie européenne. Nous devons simplement veiller à ce que ce soit compatible avec la compétitivité. Si on se contente de mettre en place le contenu local, mais que le coût de la voiture augmente de 10 ou 20 %, on se retrouve à nouveau confronté au problème de l'accessibilité financière. D'une manière ou d'une autre, pour certaines technologies spécifiques, nous devons trouver une voie pour que la technologie se développe en Europe. Prenons l'exemple des batteries : si vous me demandez demain matin d'avoir une batterie locale, cela pose un problème, car personne ne dispose d'une véritable capacité. Mais si vous définissez un plan pour en produire dans dix ans, alors c'est pertinent. Si on ne le fait pas, le contenu local ne fera qu'augmenter les coûts.
Pouvez-vous encore lutter avec les constructeurs chinois ?
Aujourd'hui, il y a un écart d'environ 30 % entre le coût d'un véhicule chinois et celui d'un véhicule européen. Cet écart s'explique par différents facteurs : une partie est due aux subventions accordées à l'approvisionnement, ce n'est donc pas uniquement lié à l'industrie. L'autre partie est due aux batteries et à l'électronique. Et là encore, cela dépend du fait qu'il existe en Chine une chaîne d'approvisionnement locale entièrement développée pour ces composants, ce qui n'est pas le cas ailleurs.
Ainsi, même si l'industrie peut devenir plus compétitive en termes de technologie, la chaîne d'approvisionnement n'existera de toute façon pas. Et la réglementation reste très différente, tout comme le coût de l'énergie, les règles relatives au travail, le coût des batteries…
L'industrie européenne doit faire des efforts pour améliorer sa compétitivité. Mais quels que soient ces efforts, sans le soutien de l'Union européenne, nous ne pourrons jamais rivaliser avec les constructeurs chinois.
Pensez-vous que les prix ont trop augmenté ces dernières années ?
Une grande partie du déclin de l'industrie depuis 2019 est due au fait que le prix global des voitures a augmenté. Il y a trois ans, nous avions 49 véhicules proposés à moins de 15.000 euros, aujourd'hui zéro. Ce qui se passe, c'est que tous les prix augmentent. Ce n'est pas la marge du constructeur, c'est le coût du contenu. Celui-ci augmente, et ce sont les segments d'entrée de gamme, qui touchent la plupart de la population, qui souffrent.
Les constructeurs ont aussi augmenté leurs marges pendant quelque temps…
Il y a eu un moment très positif après la pandémie, où la demande était supérieure à la capacité de production et où les constructeurs ont pu réaliser une rentabilité raisonnable. Mais c'était une bulle, qui est en train de disparaître complètement, car lorsqu'il y a une surcapacité, il n'y a plus de marge.
D'autant que les contraintes réglementaires et fiscales obligent les constructeurs à fixer le prix des véhicules électriques avec une marge négative. C'est vraiment difficile : si vous voulez être en conformité, vous devez perdre de l'argent. Aujourd'hui, le choix est le suivant : soit je paie une amende, soit je perds de l'argent en vendant des véhicules neufs. Si vous regardez le bilan des constructeurs en Europe, vous constatez qu'ils sont en baisse d'année en année, et je ne parle pas seulement de Stellantis. En Europe, les marges diminuent et elles sont sur le point de devenir négatives.
C'est un réel sujet d'inquiétude ?
C'est une préoccupation majeure pour nous aujourd'hui. Il n'y a pas de demande naturelle pour les véhicules électriques. Elle ne se manifeste que lorsqu'il y a des subventions dans différents pays ou lorsque les constructeurs automobiles réduisent le prix en brûlant du cash. Vouloir augmenter la part des véhicules électriques ne fait donc que générer des pertes pour les constructeurs automobiles.
C'est particulièrement le cas des utilitaires ?
Les clients, tout simplement, préfèrent ne pas acheter d'utilitaires électriques et voir leur flotte vieillir de plus en plus. Ce sont des clients professionnels, qui ne sont pas motivés par des sentiments ou le plaisir de conduire. Ils sont rationnels dans leur choix, car le coût total de possession d'un véhicule électrique est beaucoup plus élevé que celui d'un véhicule à moteur thermique.
Le contexte est très complexe et, si nous voulons nous en sortir d'une manière durable pour l'industrie européenne, quelque chose doit changer, et cela doit changer maintenant. Sinon, nous assisterons à un déclin continu de la taille de l'industrie, mais aussi de l'empreinte européenne. Cela concerne les fournisseurs, tout le savoir-faire, les compétences et l'ingénierie, qui sont très forts en Europe. Tout cela disparaîtra si la règle ne change pas.
Doit-on craindre des fermetures d'usines en 2026 ?
Pour moi, l'objectif actuel est de vendre davantage. Nous allons croître cette année en tirant parti des excellents produits et marques de notre portefeuille. A long terme, cela dépendra beaucoup de la réglementation : nous avons déjà enregistré une baisse de 3 millions de véhicules, personne ne peut se permettre une nouvelle baisse de cet ordre. Donc, pour 2026, la réponse est non. Mais si vous me posez la question dans cinq ans, la réponse sera ouverte, car personne ne sait ce qui va se passer.
« Il n'y a pas de demande naturelle pour les véhicules électriques »
EMANUELE CAPPELLANO
Directeur Europe de Stellantis
Quelle est votre position sur la mise en place d'un taux minimum de contenu européen ?
Je pense que le contenu local est une bonne chose sur le principe, car cela permet de stimuler la croissance de l'industrie européenne. Nous devons simplement veiller à ce que ce soit compatible avec la compétitivité. Si on se contente de mettre en place le contenu local, mais que le coût de la voiture augmente de 10 ou 20 %, on se retrouve à nouveau confronté au problème de l'accessibilité financière. D'une manière ou d'une autre, pour certaines technologies spécifiques, nous devons trouver une voie pour que la technologie se développe en Europe. Prenons l'exemple des batteries : si vous me demandez demain matin d'avoir une batterie locale, cela pose un problème, car personne ne dispose d'une véritable capacité. Mais si vous définissez un plan pour en produire dans dix ans, alors c'est pertinent. Si on ne le fait pas, le contenu local ne fera qu'augmenter les coûts.
Pouvez-vous encore lutter avec les constructeurs chinois ?
Aujourd'hui, il y a un écart d'environ 30 % entre le coût d'un véhicule chinois et celui d'un véhicule européen. Cet écart s'explique par différents facteurs : une partie est due aux subventions accordées à l'approvisionnement, ce n'est donc pas uniquement lié à l'industrie. L'autre partie est due aux batteries et à l'électronique. Et là encore, cela dépend du fait qu'il existe en Chine une chaîne d'approvisionnement locale entièrement développée pour ces composants, ce qui n'est pas le cas ailleurs.
Ainsi, même si l'industrie peut devenir plus compétitive en termes de technologie, la chaîne d'approvisionnement n'existera de toute façon pas. Et la réglementation reste très différente, tout comme le coût de l'énergie, les règles relatives au travail, le coût des batteries…
L'industrie européenne doit faire des efforts pour améliorer sa compétitivité. Mais quels que soient ces efforts, sans le soutien de l'Union européenne, nous ne pourrons jamais rivaliser avec les constructeurs chinois.
Pensez-vous que les prix ont trop augmenté ces dernières années ?
Une grande partie du déclin de l'industrie depuis 2019 est due au fait que le prix global des voitures a augmenté. Il y a trois ans, nous avions 49 véhicules proposés à moins de 15.000 euros, aujourd'hui zéro. Ce qui se passe, c'est que tous les prix augmentent. Ce n'est pas la marge du constructeur, c'est le coût du contenu. Celui-ci augmente, et ce sont les segments d'entrée de gamme, qui touchent la plupart de la population, qui souffrent.
Les constructeurs ont aussi augmenté leurs marges pendant quelque temps…
Il y a eu un moment très positif après la pandémie, où la demande était supérieure à la capacité de production et où les constructeurs ont pu réaliser une rentabilité raisonnable. Mais c'était une bulle, qui est en train de disparaître complètement, car lorsqu'il y a une surcapacité, il n'y a plus de marge.
D'autant que les contraintes réglementaires et fiscales obligent les constructeurs à fixer le prix des véhicules électriques avec une marge négative. C'est vraiment difficile : si vous voulez être en conformité, vous devez perdre de l'argent. Aujourd'hui, le choix est le suivant : soit je paie une amende, soit je perds de l'argent en vendant des véhicules neufs. Si vous regardez le bilan des constructeurs en Europe, vous constatez qu'ils sont en baisse d'année en année, et je ne parle pas seulement de Stellantis. En Europe, les marges diminuent et elles sont sur le point de devenir négatives.
C'est un réel sujet d'inquiétude ?
C'est une préoccupation majeure pour nous aujourd'hui. Il n'y a pas de demande naturelle pour les véhicules électriques. Elle ne se manifeste que lorsqu'il y a des subventions dans différents pays ou lorsque les constructeurs automobiles réduisent le prix en brûlant du cash. Vouloir augmenter la part des véhicules électriques ne fait donc que générer des pertes pour les constructeurs automobiles.
C'est particulièrement le cas des utilitaires ?
Les clients, tout simplement, préfèrent ne pas acheter d'utilitaires électriques et voir leur flotte vieillir de plus en plus. Ce sont des clients professionnels, qui ne sont pas motivés par des sentiments ou le plaisir de conduire. Ils sont rationnels dans leur choix, car le coût total de possession d'un véhicule électrique est beaucoup plus élevé que celui d'un véhicule à moteur thermique.
Le contexte est très complexe et, si nous voulons nous en sortir d'une manière durable pour l'industrie européenne, quelque chose doit changer, et cela doit changer maintenant. Sinon, nous assisterons à un déclin continu de la taille de l'industrie, mais aussi de l'empreinte européenne. Cela concerne les fournisseurs, tout le savoir-faire, les compétences et l'ingénierie, qui sont très forts en Europe. Tout cela disparaîtra si la règle ne change pas.
Doit-on craindre des fermetures d'usines en 2026 ?
Pour moi, l'objectif actuel est de vendre davantage. Nous allons croître cette année en tirant parti des excellents produits et marques de notre portefeuille. A long terme, cela dépendra beaucoup de la réglementation : nous avons déjà enregistré une baisse de 3 millions de véhicules, personne ne peut se permettre une nouvelle baisse de cet ordre. Donc, pour 2026, la réponse est non. Mais si vous me posez la question dans cinq ans, la réponse sera ouverte, car personne ne sait ce qui va se passer.
"I have a problem with Porsches. They're wonderful cars, but I know I could never live with one. I don't go around saying that Porsches are a pile of dung, but I do know that psychologically I couldn't handle owning one" Rowan Atkinson.
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par LaRascasse » 27 janv. 2026 16:08
https://insideevs.com/news/785541/ev-sa ... irst-time/EVs Just Outsold Gas Cars In Europe For The First Time
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par blake_ch » 27 janv. 2026 16:27
Le titre est un clickbait. Il y a effectivement plus de vente de voitures électriques que de voiture purement pétrole, mais les hybrides sont volontairement exclues.
Immatriculations pour décembre 2025 :
EU+UK+EFTA :
Moteur à combustion : 254,449 ( dont 70,000 diesel)
Hybrides : 380,921 (dont 123,460 hybrides plug-in)
Electriques : 308,955
EU :
Moteur à combustion : 216,492
Hybrides : 324,799
Electriques : 217,898
Je reste étonné par la part des BEV quand même, que je ne pensais pas aussi grande. Environ 1/3 des ventes.
Immatriculations pour décembre 2025 :
EU+UK+EFTA :
Moteur à combustion : 254,449 ( dont 70,000 diesel)
Hybrides : 380,921 (dont 123,460 hybrides plug-in)
Electriques : 308,955
EU :
Moteur à combustion : 216,492
Hybrides : 324,799
Electriques : 217,898
Je reste étonné par la part des BEV quand même, que je ne pensais pas aussi grande. Environ 1/3 des ventes.
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Message par ze_shark » 28 janv. 2026 00:41
Les données mensuelles, surtout le dernier mois de l'année, ne sont pas des indicateurs fiables. Mais ça donne effectivement du clickbait pour les EV culture warriors en mal de fanboyitude.

Donc la part BEV est à 17.4%, contre 13.6% en 2024 et 14.6% en 2023. Donc la part a cru de 2.8% en 2 ans. On ne peut guère dire que c'est fulgurant.

Donc la part BEV est à 17.4%, contre 13.6% en 2024 et 14.6% en 2023. Donc la part a cru de 2.8% en 2 ans. On ne peut guère dire que c'est fulgurant.
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par LaRascasse » 28 janv. 2026 10:07
Oui, on peut tourner les chiffres dans tous les sens, et même étirer l’historique sur cinq ans pour tenter de minimiser le résultat. Mais au fond, l’article sert simplement à mettre en avant les bons chiffres de décembre et à souligner que, pour la première fois, les ventes d’EV dépassent celles des modèles essence.
Après, on peut toujours débattre de l’impact de la hausse du prix des carottes sur la baisse des ventes de véhicules essence en décembre… mais honnêtement, est‑ce que quelqu’un en a vraiment quelque chose à faire ?
Personnellement, je ne vends pas de voitures, et je ne me sens absolument pas attaqué par cet article — sûrement pas au point d’avoir besoin d’inventer un ennemi imaginaire à insulter.
Après, on peut toujours débattre de l’impact de la hausse du prix des carottes sur la baisse des ventes de véhicules essence en décembre… mais honnêtement, est‑ce que quelqu’un en a vraiment quelque chose à faire ?
Personnellement, je ne vends pas de voitures, et je ne me sens absolument pas attaqué par cet article — sûrement pas au point d’avoir besoin d’inventer un ennemi imaginaire à insulter.
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par blake_ch » 28 janv. 2026 10:21
Ce qui me dérange avec ce que l'article véhicule comme message, c'est d'opposer les BEV aux voitures purement essence (donc non-hybride).
En tant qu'acheteur, la question est de choisir entre un véhicule qui se charge sur une borne ou se rempli à la pompe. Je ne crois pas que beaucoup d'acheteurs de véhicule essence font un blocage sur le niveau d'hybridation au point de bloquer une vente.
Les constructeurs proposent une large offre de véhicules avec divers niveaux d'hybridation, qui remplace les modèles purement essence de leur gamme , et naturellement cela modifie les chiffres de vente.
Mais les chiffres démontrent tout de même l'intérêt grandissant pour les BEV, puisque les chiffres augmentent.
En tant qu'acheteur, la question est de choisir entre un véhicule qui se charge sur une borne ou se rempli à la pompe. Je ne crois pas que beaucoup d'acheteurs de véhicule essence font un blocage sur le niveau d'hybridation au point de bloquer une vente.
Les constructeurs proposent une large offre de véhicules avec divers niveaux d'hybridation, qui remplace les modèles purement essence de leur gamme , et naturellement cela modifie les chiffres de vente.
Mais les chiffres démontrent tout de même l'intérêt grandissant pour les BEV, puisque les chiffres augmentent.
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Re: Le futur proche des électriques et hybrides
Message par LaRascasse » 28 janv. 2026 10:34
Et ce qui n'est pas une mauvaise nouvelle.
https://fr.motor1.com/news/785638/%C3%A ... pollution/Les satellites le confirment : les voitures électriques réduisent la pollution
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