Plaidoyer pour une approche holistique du plaisir automobile
Publié : 26 févr. 2026 15:03
On peut fréquemment lire des opinions qui réduisent le plaisir automobile au bruit d'un moteur à explosion, ou en font une condition sine qua non qui relègue toute motorisation alternative - électrique en particulier - au rang de dispositif électro-ménager.
Nous avons tous nos repères personnels sur les grandes motorisations automobiles dans le domaine sonore. Une 991 GT3, une F12 ou une 355 font partie des miennes, énumération non exhaustive. Mais il y a également tant de voitures prétendument sportives dont la sonorité est quelconque, ordinaire, et depuis la démocratisation des boîtes à double embrayage, galvaudée par des pets aussi grossiers que vulgairement prédictibles.
Il est donc surprenant de ne pas lire plus d'amateurs d'automobiles considérer le bruit comme une simple variable dans une équation tellement plus complexe. Variable à la pondération très faible (mais pas forcément nulle) sur une électrique.
Que dire, par exemple, de la réponse à l'accélérateur et l'agilité du châssis, où certaines électriques brillent d'une manière à laquelle presque aucune autre auto, encore moins une autre auto raisonnablement comparable, ne peut prétendre. Du confort aussi, quand les composants liés ne sont pas des bouts de bois au rabais compensant le coût de la précieuse batterie.
Reléguer toute électrique au rang de déplaçoir misérable, à peine digne du budget d'une chinoise jetable, me parait à minima réducteur, voire pire. Certes, ses harmoniques n'arriveront jamais à la cheville d'une F12 à 8900 t/min, mais quel 4 cylindres turbo fait mieux ?
C'est la réflection à laquelle le pendulage dans ma Taycan m'amène, avec la combinaison d'une réponse suprême à toute solicitation du pied droit, accompagnée d'un châssis qui encaisse sans le moindre mouvement de cabrage ou plongée, d'une agilité qui gomme une bonne tonne d'inertie par la localisation de son centre de gravité, et d'un équilibre en appui si délicieusement orienté propulsion. Et le sens de l'occasion d'un cuir qui sent bon, enrobé de coutures bleues, de race-tex et sièges adaptatifs divins.
L'automobile est tellement plus que des pouets pouets.
Nous avons tous nos repères personnels sur les grandes motorisations automobiles dans le domaine sonore. Une 991 GT3, une F12 ou une 355 font partie des miennes, énumération non exhaustive. Mais il y a également tant de voitures prétendument sportives dont la sonorité est quelconque, ordinaire, et depuis la démocratisation des boîtes à double embrayage, galvaudée par des pets aussi grossiers que vulgairement prédictibles.
Il est donc surprenant de ne pas lire plus d'amateurs d'automobiles considérer le bruit comme une simple variable dans une équation tellement plus complexe. Variable à la pondération très faible (mais pas forcément nulle) sur une électrique.
Que dire, par exemple, de la réponse à l'accélérateur et l'agilité du châssis, où certaines électriques brillent d'une manière à laquelle presque aucune autre auto, encore moins une autre auto raisonnablement comparable, ne peut prétendre. Du confort aussi, quand les composants liés ne sont pas des bouts de bois au rabais compensant le coût de la précieuse batterie.
Reléguer toute électrique au rang de déplaçoir misérable, à peine digne du budget d'une chinoise jetable, me parait à minima réducteur, voire pire. Certes, ses harmoniques n'arriveront jamais à la cheville d'une F12 à 8900 t/min, mais quel 4 cylindres turbo fait mieux ?
C'est la réflection à laquelle le pendulage dans ma Taycan m'amène, avec la combinaison d'une réponse suprême à toute solicitation du pied droit, accompagnée d'un châssis qui encaisse sans le moindre mouvement de cabrage ou plongée, d'une agilité qui gomme une bonne tonne d'inertie par la localisation de son centre de gravité, et d'un équilibre en appui si délicieusement orienté propulsion. Et le sens de l'occasion d'un cuir qui sent bon, enrobé de coutures bleues, de race-tex et sièges adaptatifs divins.
L'automobile est tellement plus que des pouets pouets.