Essai BMW 540i xDrive: première de classe ?

Essai BMW 540i xDrive G30

La BMW série 5: fidèle à une tradition d’excellence ?

La septième génération de la BMW série 5 reprend le flambeau d’une lignée de modèles au succès commercial étincelant. Ses prédécesseurs se sont vendues à 7.9 millions d’exemplaires depuis le lancement de l’E12 en 1972. Une success story automobile indéniable, qui plus est dans un segment profitable, tant en matière financière qu’en image.

Essai BMW 540i xDrive G30

La 540i hérite du nouveau moteur B58. Héritier du N55, ce six cylindres en ligne voit sa cylindrée légèrement majorée à 2998 cm3 contre 2979 cm3 à son prédécesseur. Les six pistons soufflent dans un turbocompresseur twinscroll légèrement agrandi qui permet d’augmenter la pression de suralimentation de 20%. Une gestion thermique soignée inclut un intercooler air-eau intégré au collecteur d’admission, réduisant ainsi la taille de la plomberie bénéficiant au temps de réponse. Pour la 540i, BMW extrait 450 Nm entre 1380 et 5200 t/min, alors que la puissance culmine à 340 chevaux, maintenus entre 5500 et 6500 t/min. La transmission est confiée à une boîte automatique à 8 rapports et, au choix de l’acheteur, à un système xDrive, ce que l’écrasante majorité de la clientèle suisse choisit.

Essai BMW 540i xDrive G30

A l’utilisation, ce B58 présente un cas intéressant de schizophrénie. Silencieux, dénué de toute vibration, onctueux et linéaire, il est le parfait compagnon d’évolutions confortables, que ce soit sur les trajets pendulaires ou sur de plus longues distances autoroutières où il contribue à l’impressionnante quiétude de l’habitacle. Il est en plus sobre, comme en témoigne la consommation relevée à 9.1 L/100km, l’ordinateur de bord affichant 8.8 L/100 km. La boîte 8 tire long sur les derniers rapports, le compte-tours dépassant à peine les 2000 t/min à 150 km/h de vitesse de croisière. La contrepartie est que chaque relance significative s’accompagne d’un rétrogradage de un ou plus souvent 2 rapports.

Essai BMW Série 5 G30 2017 Sophisto Grau

Alors d’où vient ce diagnostic de schizophrénie ? De l’incroyable disponibilité de ce six en ligne turbo. Il est sage mais aguicheur, tellement prompt et élégant dans ses réactions qu’il est difficile de ne pas s’encanailler et de placer des accélérations nettement plus appuyées que nécessaire. Ce n’est certainement pas la sonorité qui pousse à puiser dans ses réserves. Elle est discrète, sans doute trop pour réveiller des instincts polissons. Non, c’est bien l’absence de lag, le couple charnu dès les bas régimes et son appétit vorace à prendre des tours qui font du B58 un pousse-au-crime insoupçonné.

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Dans: BMW

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