Essai Aston Martin DB11: la rupture

Essai Aston Martin DB11 V12 Cinnabar Orange

La boîte rend une bonne copie, rapide et relativement précise dans ses exécutions tout en étant docile une fois à sa température de fonctionnement. La sélection par la rangée de boutons au tableau de bord n’est pas des plus heureuses à mon sens, mais on s’y habitue. L’exécution des changements de rapports est précise, l’égalisation du régime au rétrogradage judicieusement mesurée, aucune critique particulière à formuler à part peut-être la course et le tarage des palettes solidaires de la colonne de direction – une affaire de goût.

Essai Aston Martin DB11 V12

L’amortissement est réglable sur 3 niveaux indépendamment du mode de gestion moteur, une idée judicieuse qui permet d’adapter le châssis au revêtement et la gestion moteur-boîte à l’humeur du moment. Il reste parfaitement utilisable sur route au plus ferme, ce qui signifie qu’il serait sans doute trop souple pour un usage piste – probablement pas la priorité de la clientèle visée. L’agilité et l’absence d’inertie sont louables pour une voiture de ce poids: Aston Martin revendique 1770 kg à sec, et nous avons mesuré 1908 kg avec le plein d’essence, répartis à raison de 51.3% sur le train avant et 48.7% sur l’arrière. Une valeur relativement élevée sur le papier mais qui ne s’est pas révélée pénalisante sur la base des sensations de conduite.

Essai Aston Martin DB11

Le seul aspect qui vient troubler ce tableau très favorable est la motricité. Les Bridgestone Potenza S007 ont de la peine à trouver leur grip et passer le couple généreux au sol, et la situation ne s’arrange pas avec l’augmentation de la température extérieure, et l’échauffement dû au roulage et aux freins. Nous sommes largement dans une plage où ils devraient fonctionner à satisfaction sur ce revêtement parfaitement sec et propre, et pourtant les pertes de motricité en ligne sont abruptes. Aston Martin monte 295/35R20 sur les jantes arrières, dans la fourchette basse pour la catégorie, et la répartition des masses équilibrée concourt moins à la motricité que sur une berlinette à moteur central arrière.

Essai Aston Martin DB11

Je n’ai jamais été assez en confiance pour débrancher l’ESP. Aston Martin enfouit d’ailleurs la fonction dans les tréfonds d’un sous-menu accessible sur l’écran auxiliaire droit, dans la sous-rubrique de configuration du véhicule, avec trois options: On, Off, Track. On est loin du réglage qu’on sélectionne d’un doigt opportuniste à l’approche d’une section propice à des évolutions sans nounou salvatrice.

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Dans: Aston Martin

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