Essai Alfa Romeo Giulia Veloce

Essai Alfa Romeo Giulia Veloce moteur 2.0 turbo

Je juge la consommation élevée. Donnée par le constructeur à 6.4 L/100 km selon NEDC, mon périple, relativement soutenu je dois le reconnaître, m’a donné 12.8L, soit pile le double. L’abus du mode « Dynamic » n’est pas bon pour le réservoir malgré le fait que la boite joue bien le jeu de rouler un rapport plus haut quand les conditions le permettent. Mais venant d’un 2.0L turbo, le résultat n’est pas si surprenant.

Essai Alfa Romeo Giulia Phare Arrière Essai Alfa Romeo Giulia sellerie cuir

La boite, justement, revenons-y quelques instants. Brusque en « D », douce en « N » et lente en « A », sa qualité est tout de même appréciable. Son étagement par rapport à la boite manuelle, comptant 2 rapports de moins, semble donner un surplus de nervosité bienvenu pour déplacer les 1’530 kg DIN et sa vitesse de passage des rapports, autant en mode promenade que sportif, renvoie une EDC 7 de chez Renault à ses études selon moi, et ce n’est pas faute d’être plutôt partisan du losange sportif de Dieppe.

Essai Alfa Romeo Giulia Veloce

La technologie embarquée m’a laissé un peu sur ma faim. Dans le contexte d’un exemplaire devisé à près de CHF 70’000 mais, sur le terrain de la technologie, les allemands semblent avoir une longueur d’avance sur les turinois. Ecran central de 8.8″ mais pas tactile. Un virtual cockpit ? Encore moins. Des compteurs analogiques et un écran sommaire de 7″ distillant vraiment des informations basiques. Une aide au parcage ? Toujours pas. Une caméra de recul donnant une qualité d’image moyenne mais pas d’Easy Park Assist ou système similaire. Un système d’alerte de franchissement des lignes mais aucune correction sur la direction. Au prix affiché, l’équipement embarqué m’a laissé sur ma faim.

Conclusion

Dans ce segment ultra dominé par les marques allemandes qui n’ont jamais été inquiétées par les quelques concurrents français s’étant aventuré sur ce terrain, Alfa Romeo nous offre une alternative crédible aux routières germaniques. Reprenant principalement la recette de la série 3 de chez BMW, autant de par ses dimensions, ses porte-à-faux courts que par la transmission automatique ZF, Alfa Romeo a réussi à amener ce côté latin bienvenu. Sur le plan du design, Alfa Romeo est largement devant en ayant réussi à garder des lignes dynamiques et sportives. Couplé à des performances très intéressantes, notre gagnante est toute trouvée. Bien évidemment que le confort est, de facto, moins au rendez-vous lorsque la route est un peu dégradée, principalement sur le train arrière, mais reste tout de même dans le domaine du très acceptable.

Essai Alfa Romeo Giulia Veloce

Le pari est donc réussi pour les turinois et, après le retour sur le devant de la scène avec la Quadrifoglio comme produit phare, notre Veloce fait mieux que de se défendre en proposant des chiffres comparables, tant au niveau dimension, volume que prix, tout en se démarquant de par son élégance italienne inégalable. Une vraie voiture avec ce petit quelque chose en plus pour nous faire craquer. Enfin, maintenant c’est à vous d’en juger.

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Dans: Alfa Romeo

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