La 997 GT3 demeure toutefois une grande routière compétente, les trajets autoroutiers pour se rendre sur les pistes de Californie et d’Europe sont un réel plaisir. Sobre (jusqu’à moins de 9 L/100km à allure légale sur autoroute suisse, moins de 12 L/100km à allure soutenue sur Autobahn), assez reposante pour rouler à 220 km/h de croisière, logeable et pas trop bruyante, la voiture fait preuve d’une belle polyvalence, magnifiée par les aspects pratiques des 911. La reine des GTs orientées piste règne presque sans partage sur son positionnement : aucune autre auto ne présente de telles dispositions pistardes sans une opération de chirurgie élective couvrant un cocktail de freins, ressorts, amortisseurs, refroidissement ou pire encore.
Quoi qu’en disent certains de nos confrères, je trouve la commande de boite de la 997 GT3 largement perfectible. Désagréablement dure à froid ou à bas régime, elle devient plus limpide à l'attaque, mais sans jamais se transformer en alliée. Elle demande attention et précision, mais récompense son pilote lorsque les passages sont rapides et parfaitement exécutés, un exercice qui requiert plus d’attention qu’il ne le devrait. Un alternative contrastée aux boîtes robotisées, telles que celle des Ferrari 430 Scuderia ou 458 Italia où une pichenette de l’index maintient le bon rapport n’importe où, n’importe quand. Le rapport de pont est exagérément long, environ 125, 175, 220, 265 km/h en 2, 3, 4 et 5ème (vitesses réelles GPS), ce qui fait du montage d’un pont court une option pertinente.




