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couleurs de lancement sont très probablement l’objet d’âpres
luttes entre département de style, produit et vente.
Certains choix resteront anecdotiques, d’autres deviendront
iconiques au point de faire l’objet de séries limitées ou de
marquer la vie du modèle de manière indélébile, imprégnant
la rétine des pélerins de salons automobiles et
consommateurs avides de revues spécialisées. Ceci explique
ma déception relative en découvrant notre Evo X dans la
pénombre du garage de Mitsubishi Suisse. Le dessin agressif
de la proue est bien présent, mais la robe Phantom Black
n’est pas aussi flatteuse que l’Orient Red utilisé sur les
salons où le
concept puis le
prototype de l’Evo X furent exposés de 2005 à 2008.
L’esthétique des séries précédentes commençait à dater, avec
des retouches qu’on peut qualifier de mineures entre l’Evo
VII lancée en 2001 et l’Evo IX qui tira sa révérence en
2008, et cette nouvelle mouture ose la rupture. Je trouve
l’avant agressif, très réussi, avec des optiques sévères et
ce grand trapèze découvrant radiateur et intercooler,
reléguant comme sur ses devancières la plaque minéralogique
sur le côté pour abreuver radiateur et intercooler en air
frais. La poupe est moins réussie à mes yeux, le dessin des
optiques accentue l’étroitesse et la hauteur de la voiture
alors que les inévitables aileron et faux extracteur sont un
peu trop prédictibles.