L’origine des Bentley Continental remonte aux années 50. A cette époque déjà, ce grand coupé était l’incarnation du luxe affilié aux performances ; les propriétaires pouvaient en outre se targuer de posséder l’automobile la plus chère de la production mondiale du moment. A travers les décennies, la gamme Continental a toujours su préserver cette noblesse exclusive des purs-sangs routiers anglais, cachant sous leur robe somptuaire une mécanique n’ayant rien à envier aux GT italiennes. Ainsi donc, sous l’impulsion du
entley. Voilà près de 90 ans que ces sept lettres associent sportivité au luxe extrême, saupoudré du légendaire flegme britannique. Nos grands-parents étaient tout juste nés que le « B » ailé survolait la mythique course des 24 heures du Mans en 1924 puis quatre fois de rang entre 1927 et 1930, grâce notamment aux « 3 litres », « 4 ½ litres » et les fameuses « Speed Six ».

Dès la fin de la seconde guerre mondiale, le destin de Bentley est étroitement lié à

celui de Rolls-Royce. Les deux marques se partageant les chaînes de production de Crewe dans le Cheshire, la gamme Bentley consista majoritairement en des clones des modèles du Spirit of Ecstasy auxquels on aura atténué un tant soit peu le côté « bling-bling ».

Depuis 2002 et après une âpre bataille opposant les Bavarois de BMW aux Bas-Saxons de VW, Bentley passe sous le giron de la « voiture du peuple ». Shocking ! Est-ce le signe de la décadence de l’aristocratie ?
 

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