La transmission permanente aux quatre roues suit une philosophie similaire, avec prépondérance de la transmission du couple sur l’arrière, assistée par les traditionnels systèmes de réglage permettant de minimiser patinage et autres pertes d’adhérence. Sur la BMW, un embrayage multidisque assure le transfert du couple sur l’essieu disposant de la meilleure adhérence, ce système est aussi mis à profit pour contrer le sous ou sur-virage. La Porsche, elle, dispose d’un différentiel central. Les mouvements du châssis sont gérés par des suspensions pneumatiques actives, permettant également l’ajustement de la hauteur du véhicule en fonction des circonstances.
A l’intérieur, à peu près tout ce qui se fait de mieux en ce moment peut être installé. La BMW se distingue avec son affichage tête-haute pour la vitesse, les indications du GPS ainsi que du tempomat. Très utile, il apporte un incontestable plus mais n’est disponible qu’en option pour 1970 CHF. La finition intérieure, plus spécifiquement la qualité des matériaux utilisés jure en comparaison avec la Cayenne. Les plastiques à texture grossière ne donnent malheureusement pas l’impression de haut de gamme qu’on est en droit d’attendre d’une auto de plus de 100'000 CHF. La Porsche fait nettement mieux dans ce domaine avec l’option tout cuir recouvrant le tableau de bord, disponible chez BMW que sur commande spéciale à un tarif prohibitif. Le cuir standard « Nevada » dans cette dernière est aussi en retrait, par rapport au cuir lisse, plissé sur les sièges de notre Cayenne d’essai, certes en option, mais pour la somme modique de 440 CHF.


La BMW X5 n’est disponible qu’en boite automatique 6 vitesses, contrairement à la Porsche Cayenne S également livrable avec boite manuelle. La commande électronique de la BMW s’effectue à l’aide d’un joystick à impulsions, ce qui offre l’avantage de fonctions supplémentaires, comme la mise en position « parc » automatique lorsqu’on arrête le moteur. Chez Porsche, la commande est standard. Les deux boîtes offrent un mode « sport » permettant d’atteindre la zone rouge avant chaque changement de rapport. Ce mode s’avère particulièrement adapté à la conduite en montagne, à la montée comme en descente. Les deux boites rétrogradent correctement lors de ralentissements, assurant de belles sorties de virage. J’ai trouvé le mode « sport » de la Porsche un peu plus brusque en ville, son programme garde également le rapport sélectionné plus longtemps que la BMW, ce qui n’est pas un défaut. La sélection manuelle est disponible sur ces deux voitures et permet de rester maitre de son destin, avec toutefois un avantage à la Cayenne avec la possibilité d’agir au volant, la BMW ne le permettant qu’en actionnant le levier sur la console centrale.






Le siège et le volant réglables dans tous les sens permettent d’obtenir une position confortable. Assis haut et droit, on domine la situation. Particulièrement appréciable sur autoroute, où la vision n’est pas masquée par les véhicules qui nous précèdent. A noter un tableau de bord particulièrement dépouillé sur la BMW X5 pour ce qui concerne les indications vitales sur le fonctionnement du moteur. Pas d’indication de température d’eau ou d’huile, pas de pression d’huile. Je ne doute pas que j’en serais averti si ces valeurs sortent de leur consigne, il est toutefois dommage de ne pas pouvoir vérifier que tout se passe bien à ce niveau. Au lieu de cela, un indicateur de consommation trône au bas du compte tour. Porsche tient le conducteur informé sur ces aspects. L’iDrive BMW, avec son gros bouton de commande, assure l’essentiel de l’accès aux fonctions accessoires. D’utilisation relativement facile, j’ai néanmoins eu de la difficulté à modifier le réglage de la climatisation trop soft à mon goût, ayant de la peine à tempérer l’habitacle, jusqu’à ce que je découvre la présence de plusieurs programmes « auto » et que je sélectionne un mode plus approprié.