
Dès l'allumage, la sonorité flatte l'oreille, avec un bruit typique de 4 pattes vindicateur et présent. Ici, point de système complexe de chambre de résonance de Helmholtz ou de clapet actif, Citroen s’est contenté d’enlever l’insonorisation du capot moteur. Simple et efficace. Petite déception lors des premiers tours de roues, les normes de sécurité et la loi implacable des crash tests ont considérablement alourdi l'auto, qui atteint à présent 1162kg, quand la Saxo VTS qui la précédait ne faisait que 1010kg. Pour pallier en partie à cet embonpoint, les motoristes ont revu leur copie, et si le moteur cube toujours 1.6L, les 143 Nm annoncés sont disponibles beaucoup plus tôt que sur la Saxo, à 3’750tr/m, et 5 chevaux supplémentaires ont été grapillés dans le haut du compte-tour, pour un total de 125 percherons à 6500 tr/m.
Conséquence implacable des chiffres, le moteur peine un peu à emmener la voiture à bas régime. Heureusement, après quelques minutes pour chauffer la mécanique, on peut explorer la 2ème moitié du compte tour, car c’est bien là que réside le potentiel de cette petite française. Force est de reconnaître que la VTS a régressé sur le plan strictes des performances, mais il faut replacer dans le contexte actuel. Aujourd'hui les petites sportives sont toutes logées à la même enseigne et la concurrence ne fait guère mieux.

On se consolera en se disant que la nouvelle VTS est très agréable et polyvalente à l’usage, sa plage d’utilisation étant plus large que l’ancienne, et bien secondée par la boîte mais on regrettera l'absence d'une 6ème vitesse qui aurait pu rendre les trajets autoroutiers plus enviables. Non seulement la boite étant relativement courte, les régimes de rotation du moteur sont assez élevés sur autoroute, mais l’absence d’insonorisation du capot moteur génère un bruit assez envahissant qui peut agacer votre partenaire sur les longs trajets. Une seule solution pour régler le problème : prendre les petites routes. Non seulement le paysage est plus jolie, mais la voiture y sera plus à son aise, et ça permet de découvrir les régions que d’habitude on ne fait que traverser. Le début du Grand Tourisme, en quelque sorte.

Toute la voiture est cohérente, la consistance des pédales, le ressenti de la route au travers de la direction, la monte pneumatique en 195/45/16, le châssis, tout s’accorde parfaitement et donne au final une voiture qui met tout de suite en confiance, et qui fait d’autant plus regretter qu’il n’y ait pas plus de puissance. La voiture vire relativement à plat et sans sous virage excessif. On pourra se permettre des corrections de dernière minute sans arrière pensée, la voiture est vive sans être piégeuse. La tenue en appui est bonne, les réactions saines que ce soit en charge ou au lever de pied. Rançon du relatif manque de peps du moteur, le châssis est plus qu’à la hauteur, et on prend un malin plaisir à passer les virages à la corde, en jouant de la boîte pour garder un bon régime et repartir de plus belle vers le prochain virage. Une vraie petite sportive, idéale pour faire ses premières armes, saine et rassurante.