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A bord, l’ambiance se veut plutôt « sport-chic ». La sellerie de notre modèle d’essai est en cuir noir à gros grain, résistant, extrêmement facile d’entretien et au toucher soyeux. Les plastiques de la planche de bord sont moussés et la partie frontale imite un revêtement carbone. Esthétiquement cela apporte une touche sportive agréable et distinguée, mais la qualité du matériau n’est de loin pas à la hauteur. Très sensible au frottement, ce vrai-faux-carbone-mou-en-nylon se marque immédiatement et irrémédiablement au moindre contact d’ongles, bijoux, sac ou autre objet aux arêtes un tant soit peu saillantes ou dures. Dommage pour un véhicule destiné à un usage somme toute familial et par conséquent soumis à des contraintes importantes. Les contre-portes troquent le plastique dur imitant le cuir de bœuf habituellement utilisé, pour un caoutchouc mi-dur, lui aussi texturé. Malheureusement, ici aussi la facilité d’entretien est mise à mal car votre carré de sopalin ou votre chiffon y laisseront quelques fibres au passage. Bon, malgré ce petit désavantage, l’utilisation de ces matériaux est originale et le rendu visuel général inspire la qualité. Bel effort !
La console centrale, légèrement orientée vers le conducteur regroupe les fonctions usuelles de divertissement, climatisation et les commandes des assistances à la conduite (bouton « City » de démulitiplication de la direction, débranchement ESP, etc.).


Les cadrans du tachymètre et du compte-tours, engoncés dans leurs « tubes » respectifs à l’image des sportives italiennes des années 60, offrent une bonne lisibilité. Au centre nous trouvons le petit écran officiant à la fois pour l’ordinateur de bord et le GPS « Blue & Me Nav ». Oui, vous avez bien lu, le GPS ! Au demeurant diablement efficace à l’utilisation, sa programmation est par contre digne des Travaux d’Hercule. Vous avez deux possiblités : soit saisir l’adresse au moyen des touches « + » et « - » sur le volant, ou alors tâcher de vous faire comprendre par l’assistant(e) vocale. Dès lors, vaut mieux prévoir quelques minutes à cliquer frénétiquement sur votre volant au lieu de vous crêper le chignon avec une voie de synthèse qui aura vite fait de mettre vos nerfs en boule. Bien entendu, et pour des raisons de sécurité, le système refusera toute commande dès que les roues tournent. Par ailleurs, en prenant connaissance du manuel d’utilisation de la bête, le CD-Rom contenant les cartes est à charger au préalable sur une clé USB (non-fournie) pour l’utiliser dans le véhicule. Et si vous deviez interrompre la programmation de votre destination, les étapes déjà remplies ne seront pas conservées en mémoire. Développé en collaboration avec Microsoft ce système mériterait que son ergonomie soit revue. Rageant, je vous dis !
Du côté des équipements de série, et pour CHF 31'150.-, notre Bravo est fort bien dotée, offrant la climatisation automatique bi-zone, le régulateur de vitesse, le radar de parking arrière, les essuie-glaces automatiques et les antibrouillards avec la fonction de cornering (éclairage du côté de la route vers lequel on braque). Le GPS, l’intérieur cuir, les airbags pour les genoux et la peinture métallisée font partie des options dont la liste affiche des prix très doux.


En définitive, la finition a fait un réel bon en avant comparé à ce que Fiat avait l’habitude de nous proposer. Cependant, l’ergonomie n’est pas parfaite et deux ou trois petits détails d’ajustement nous rappellent que nous sommes bien à bord d’une italienne.
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