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Essai Ferrari 599 GTB Fiorano: l'avis d'un néophyte (suite)

Un court briefing sur les commandes, puis j’enclenche la marche arrière en appuyant sur R. La GTB est imposante. Heureusement la visibilité est bonne au travers de la vitre arrière et les rétros sont gigantesques. C’est rassurant. L’embrayage piloté est d’une facilité étonnante à contrôler. Instant magique, j’ai fait mes premiers tours de roue au volant d’une Ferrari … et pas n’importe laquelle. Le pied sur le frein, un petit coup de palette pour passer la 1ère. Aucun à-coup. Je sors du parking tranquillement et longe les petites routes à petite allure, encore impressionné par la cavalerie. Une dame me suit de près, je sens qu’elle cherche à observer l’italienne de près. Une petite pression sur la pédale de droite et elle disparaît dans les rétros. Voici l’entrée de l’autoroute. Je laisse un peu de champ devant, puis j’accélère. Il faut passer les rapports rapidement tellement la montée des tours est rapide. Je secoue mon passager à chaque changement de vitesse. En effet, n’étant pas encore habitué à la boîte F1, je lâche les gaz légèrement à chaque passage. Ca y est, le truc est assimilé. En fait, c’est très facile, le pied droit ne bouge pas et la boîte fait tout selon les impulsions des palettes.

La direction est très directe et fortement assistée. Elle très facile à prendre en main, mais peut-être un peu trop souple pour éviter de zigzaguer légèrement. Je me sens observé, en fait tout le monde nous regarde avec des yeux écarquillés. Je prends la sortie pour rejoindre le terrain pour les filés. Le temps de déposer Jacques à l’endroit approprié, j’ai le temps de repérer les endroits pour faire demi-tour, non sans une certaine angoisse. La route n’est pas très large et il y a tout de même un peu de trafic. Je me lance pour mon premier aller et retour à une vitesse raisonnable de 80 km/h. Rapidement j’apprivoise ma monture et je me sens de plus en plus en confiance. En fait, en mode pluie, c’est une voiture très rassurante, plus de que la 850. Les allers-retours se passent bien et les manœuvres pour faire demi-tour deviennent de plus en plus simple. Jacques remonte à bord, satisfait des prises de vue. Direction Saillon pour finir avec quelques photos en situation. Nous nous arrêtons en chemin pour immortaliser ces instants. La route est raide, mais je roule à 10 km/h pendant que Jacques mitraille depuis devant. 10km/h en côte, avec 620ch et 608Nm en toute facilité. Etonnant ! En arrivant dans le village, la route se rétrécit encore et devient sinueuse. Je n’ai pas encore bien les dimensions de la 599 en tête, alors je tourne avec prudence, surtout dans les virages aveugles. Conduire lentement et en souplesse s’avère, à nouveau, d’une extrême facilité. Nous traversons ainsi Saillon, Jacques faisant escale à chaque coin photo intéressant.

Le rêve est bientôt fini, mais il me reste un bout d’autoroute pour profiter de l’extraordinaire accélération que procure le V12. En arrivant sur la bretelle, personne devant, je ralentis pour passer la 1ère. Coup de gaz, 2ème, 3ème, 4ème, le pied ferme sur l’accélérateur cette fois… Grosse, grosse poussée d’adrénaline… 170 km/h, il me faut ralentir pour m’insérer dans le trafic. Passage sur la voie de gauche et nouvelle accélération. Je ralentis pour retrouver un rythme de croisière légal. Voilà la sortie de Sion qui se rapproche. Quelques feux, un rond-point et nous voilà de retour au garage Zénith. Je gare la 599 devant la vitrine et fait taire l’écurie en tournant la clé. Oups, je me suis parqué en Neutre. Un petit tour de clé pour repasser la 1ère, toujours pas d’à-coup ni de bruit au passage de la vitesse, même avec le moteur éteint.

En conclusion, la Fiorano m’est apparue comme une voiture d’une puissance exceptionnelle et extrêmement facile à prendre en main. Elle est très rassurante et offre tout le confort d’une GT. Elle est très bien insonorisée, ce qui est appréciable lors de longs trajets, mais ce qui gomme aussi une part des sensations. Reste l’accélération phénoménale, très proche de ce que l’on peut ressentir en moto. Malheureusement hors budget pour ma bourse, je suis contraint de rentrer à bord de ma 850. Sur le chemin du retour, mon V12 de 320ch me semble être un simple 4 cylindres de 1.6L. Et pourtant …

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