
La transmission transaxle avec moteur avant, boite à vitesse et embrayage arrière permet une répartition du poids idéale pour ce type de voiture (47% avant, 53% arrière). Notre modèle d’essai est équipé de la boite F1 (boite manuelle 6 vitesses également disponible). Encore améliorée, cette boite robotisée à commande au volant intègre, pour la première fois sur une voiture de route, les algorithmes utilisés en formule 1, notamment l’engagement des rapports partiellement en parallèle avec l’actuation de l’embrayage. Le résultat est très convaincant, les passages de vitesse s’effectuent en un éclair, sans le moindre à-coup. Les temps de changement de rapport sont en progrès par rapport à la F430. L’embrayage bi-disque a lui aussi reçu toute l’attention des ingénieurs. Son diamètre a été réduit, et tout le design optimisé permettant une diminution de la hauteur de l’axe du vilebrequin par rapport à la base du carter de la bagatelle de 150 mm comparé à la 575M. Un effort similaire aux recettes appliquées en F1 pour abaisser le centre de gravité et donc rendre la voiture plus vive. Résultat : -20 mm.

Le train roulant innove également avec le système « SCM » (Sospensioni a Controllo Magnetoreologico) qui comprend des amortisseurs « actifs » dont la viscosité du fluide peut être modifiée par l’application d’un champ électromagnétique. Chaque amortisseur est régulé séparément, grâce à un calculateur prenant en compte, entre autre, l’accélération latérale, l’angle de braquage, et les différentes vitesses de rotation des roues. L’avantage de ce système, est qu’il permet de choisir parmi plusieurs programmes adaptés aux différentes sollicitations d’une telle voiture, de l’autoroute au circuit. Le résultat est totalement bluffant, pratiquement aucun roulis, le tangage reste perceptible, mais seulement dans les programmes « confort ». Malgré cela, la souplesse d’amortissement est digne d’une grande routière.
Le « manettino » bouton de commande sur le volant, permet d’agir sur le comportement de la voiture. Il offre le choix entre 5 programmes : « neige », « pluie », « sport », « race » et « CST off ». La gestion du moteur, de la commande de boite, des amortisseurs et du contrôle de stabilité et de traction s’adaptent à la position du manettino. Les trois positions intermédiaires sont les plus utiles sur route. En mode « pluie » le « CST » (Controllo di Stabilita e Trazione) va garantir une bonne stabilité dans des conditions précaires, en agissant sur le couple moteur. Le mode « sport » est optimisé pour les conditions de routes sèches, il va permettre d’atteindre les limites d’adhérence de la voiture, avec toutefois un filet de sécurité important. Les suspensions se durcissent, et la boite F1 passe sur un programme plus agressif. Le mode « race » destiné à une utilisation en circuit, donne encore plus de liberté au pilote, la boite et les suspensions travaillent au maximum de leurs possibilités. Dans le dernier mode « CST off » les aides à la conduite sont complètement déconnectées, à l’exception de l’ABS. Selon Ferrari, dans les positions sport et race, le contrôle de stabilité et de traction utilise des algorithmes directement dérivés de la Formule 1. A l’aide d’un programme prédictif, mesurant constamment la différence de vitesse des roues avant et arrière il optimise le couple moteur. Ferrari précise que ce système à lui seul vaut 1.5s au tour sur le circuit de Fiorano.


