Le portail auto/moto de Romandie et au-delà

HomeForumAutoMotoCircuitsLongue duréeContact

Essai BMW 130i - page 2

Par égard pour la santé mentale du DSC, je passe d’une chiquenaude sur le bouton (curieusement placé au sommet du tableau de bord, juste au-dessus du signal de détresse) en mode DTC (Dynamic Traction Control), une mode où le contrôle de stabilité reste enclenché mais vous donne suffisamment de latitude pour jouer avec les qualités dynamiques de la voiture. Comme sur la M3, les interventions du DSC sont remarquables de douceur et d’efficacité, mais le mode intermédiaire DTC est suffisamment permissif pour se faire plaisir sur route sinueuse tout en conservant un filet de sécurité. Pour ceux qui en ont les aptitudes, une pression prolongée sur le bouton magique annule toutes les assistances à la conduite, et l’équilibre général est remarquablement sain. Pour tous les autres, le mode DTC est un compromis réussi, communiquant les caractéristiques dynamiques d’une vraie propulsion de sport à un niveau de puissance plus qu’honorable, mais gérable. Passage du sous-virage au survirage au lever de pied, glissades sous accélération. Pas d’autobloquant cependant, il faut s’attendre à ce que la roue arrière intérieure patine en sortie d’épingle serrée.

La monte pneumatique d’hiver (205/50/17, GoodYear Eagle Ultra Grip assez peu convaincants d’ailleurs) ne permet certes pas au châssis de donner toute sa valeur, mais c’est peut-être quand elle est légèrement sous chaussée qu’une voiture démontre le mieux ses qualités d’équilibre. Difficile de douter qu’avec les 18 pouces livrés en option, la 130i doit être diabolique sur route sinueuse. La direction est directe sans être nerveuse, bien tarée, permettant de sentir ce qui se passe sous les pneus avant.

La suspension est typée sportive, ce qui permet de contenir le roulis au minimum. Ferme sur route, un peu sèche sur autoroute où certains raccords pourraient malmener des lombaires fragiles. Fort heureusement, les sièges sont excellents, leur maintien latéral embrassant votre torse apollonien, ou athénien pour les dames, résistant aux terribles forces centripètes qui se jettent sur vous, courbe après courbe. Les places arrières sont dans les normes de la catégorie, tant en garde au toit qu’en espace pour les genoux. Tribut de la propulsion, le pont grignote un peu la hauteur d’un coffre dont BMW ne publie malheureusement pas le volume normé.

La sixième est longue, 3600 t/min à 150km/h affichés, ce qui abaisse la consommation et le bruit sur autoroute sans pour autant rendre les relances anémiques. Une certaine attention est nécessaire, les 265ch sont bien présents et il faut relativement peu pour rendre candidat à une visite chez le préfet de district, voire le juge. La consommation reste raisonnable et le petit réservoir de 53 litres devrait permettre une autonomie supérieure à 500km tant que vos pérégrinations vous gardent loin des villes.

Page suivante